VI. si
â6 COMÉDIES — DRAMES
ALBERT
Je le sais!... devant la loi.
MAXENCE
Non, devant la fortune ! Sois riche, tous les obstacles disparaîtront! sois riche... on t'accordera les plus beaux partis de la France... il s'agit donc seulement de t'enrichir.
ALBERT
Et comment?
MAXENCE
Je te le dirai, si tu veux !
BOUVARD
En un jour, en une heure, cela dépend de M. le vicomte.
En vérité 1
MAXENCE
A propos de cela, Bouvard... voici ce qu'on m'a demandé pour vous... deux promesses de chemin de fer.
BOUVARD
Que deux! j'en espérais dix!... car c'est de l'or en barres.
MAXENCE
Je n'en ai pas davantage. Je n'en ai plus, je venais le dire à M. de Marignan ; on m'avait assuré, à son hôtel, que je le trouverais encore ici.
BOUVARD
Il nous quitte pour le conseil d'Etat où je dois même lui remettre le reste de ses épreuves.
MAXENCE
Bh bien 1 vous lui direz en même temps que je vais, de ce pas, porter les derniers coups; voir notre homme, notre grand capitaliste!...
BOUVARD
Celui dont le nom, disait-il, doit faire réii^ssir l'affaire f
MAXENCE
Précisément.
J'y cours!... Quel dommage 1 rien que deux actions I II n*y aurait pas moyen... d'en avoir une demi-douzaine de plus?
MAXENtlE, areo impatience.
Impossible!... je vous dis qu'on se les arrache.
BOUVARD
C'est bien pour cela !
(il aort.)