‹ Le puff: Adrienne LecouvreurChapitre 154 sur 176 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

HENRI, BABIÉÇA.

BABIÉÇA.

Oui, monsieur le comte, j'ignore pourquoi Son Excellence m'avait mêlé à votre prétendue mort... moi qui aurais été désolé de vous tuerl...

HENRI, souriant.

Je puis vous attester, du reste, que la nouvelle est fausse.

BABIÉÇA.

Grâce au ciel!.. .

HENRI

Et vous dites, seigneur Babiéça, que Tempereur désire me parler... à moi?...

BABIÉÇA.

Il vous prie de l'attendre ici, dans les petits appartements de la reine...

HENRI

Je croyais qu'il y avait ce soir réception.

BABIÉÇA.

Il vous verra avant la réception... à sa sortie du conseil,

SciiBB. ^ Œuvres complètes lr« Série. — 6*u« Yoi. —au

qu'il a l'ait assembler extraordinairement... et qu il préside en ce moment.

HENRI, saluant.

Je vous remercie, monsieur.

BABIÉÇA.

Heureux de vous prouver mon dévouement...

HENRI

Eh bien ! pourriez-vous me dire, vous qui savez tout... et qui voyez tout., ce qui se passe au palais... ce qu*est devenue madame la princesse Marguerite. . . que je ne retrouve plus, et qui est comme disparue?.*.

BABIÉÇA.

Il y a près de deux heures... que je lui ai vu traverser la galerie... appuyée sur le bras de Son Excellence M. le comte de Guattinara, qui, malgré cela, avait Tair d'assez mauvaise humeur... Mais j'aperçois madame la princesse... (Arec finesse.) Je pcusc, monsieur le comte, que je ferais bien de me retirer...

HENRI

Vous êtes un homme charmant, seigneur Babiéça!...

BABIÉÇA.

L'habitude de la cour ! voilà tout.

(il salue et tort.)

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