‹ Le puff: Adrienne LecouvreurChapitre 30 sur 176 · ANTONIA, LE COMTE · texte numérisé non relu

ANTONIA, LE COMTE

ANTONIA

Ah ! c'est vous, monsieur le comte... je suis d'une inquiétude...

LE COMTE

Et pourquoi donc, mademoiselle ?

ANTONIA

Avez-vous vu mon frère, ce matin ?

LE COMTE

Je n'ai pas eu cet honneur.

M. Bouvard, votre libraire et celui de Corinne... vient de nous dire... qu'ill'avait rencontré... il y a quelques heures... place Vendôme, au moment où il sortait de chez notre notaire... il avait l'air si préoccupé... si agité... qu'à peine at-il vu et entendu M. Bouvard, qui l'avait abordé et qui lui parlait... il était pâle, disait-il, les traits en désordre...

LE COMTE

En vérité I

ANTONU.

Et ce n'est rien encore... je reçois tout à l'heure seulement une lettre qu'il m'avait écrite avant de sortir de ches lui... un billet à peine lisible... où il me prévient qu'il jie pourra venir ce matin. »» m'embrasser comme il me l'avâil

LE PUPF 91

promis... qu'il est possible même... qu'il ne soit pas libre... pour la signature du contrat... et qu'alors... il ne faudrait pas l'attendre !

LE COMTE, à part.

Décidément le complot est là...

ANTONIA

Voilà ce qui m'inquiète, monsieur! voilà pourquoi je m'adresse à vous ! savez-vous ce que cela signifie... vous doutez-vous de ce qui peut retenir Maxence?...

LE COMTE

Moi, mademoiselle I . . . *

ANTONIA

On vient... serait-ce lui? non, mon subrogé tuteur 1

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