ALBERT, DESGAUDETS, BOUVARD, CORINNE, ANTONIA
puis LE COMTE, amené par MAXENCE, et suivi de LA COM- TESSE et de tous les convives.
ANTONIA, rentrant seule.
Le voici !... le voici !...
TOUT LE MONDE, dans la coulisse.
Gloire au talent!...
• ANTONIA
Nous l'amenons, malgré lui, pour recevoir vos remerciments et vos bénédictions...
BOUVARD et LES CONVIVES, entourant le comte et élevant la main.
Honneur au génie !
^ LA COMTESSE, an comte.
Non, monsieur le comte, vous ne pouvez vous soustraire à votre triomphe!...
LE COMTB, remarciiint.
Messieurs... Mesdames... (S'adressant froidement h Desgandeti
qu'il saiae.) MoDsieur Desgaudets?
DESGAUDETS.
Monsieur le comte...
CORINNE, bas à Albert.
Vous vouliez de la morale ?
(lis parlent bas.)
ALBERT, de même.
Ëh I oui, sans doute, je voudrais une punition quelconque à tant de fausseté.
CORINNE, loi montrant le comte qni cause ayec Desgaudets.
Rassurez-vous!... la voîci.
LE COMTE, à demi-voix, à' Desgaudets.
Oui, monsieur, demain je vous demanderai la permission de me présenter chez vous pour solliciter un bonheur...
CORINNE
Qu'il n'a que trop mérité.
DESGAUDETS, à baute Toix.
Permettez, monsieur !... je ne donne pas de dot !...
MAXENGE, riant.
Connu !
BOUVARD, bas, à Corinne.
Mais moi je compte plus que jamais sur les Mémoires de madame la comtesse.
CORINNE
Le premier volume est fini. (Bas, à Amonîa.) Chapitre XX : « Mariages de Corinne et d'Antonia ! générosité du noble « comte. »
GOMËDIKS — DRAMES
ANTONIA
Ah! ee chapitre-là du moins est vrai.
DESGAUDETS, bas, à Corinne.
Comme tout le reste ! (a. voix haute.)
Et voilà justement comme on écrit l'histoire!
COMEDIf>DRAME EN CINQ ACTES