SCÈNE II
ANTONIA, DESGAUDETS, CORINNE.
desgaudets, à part, entrant en rêvant.
Il ne faut jamais différer l'exécution des bonnes affaires, et j'ai voulu, avant de rentrer, prendre des renseignements positifs sur le neveu de mon ami d'Angremont. C'est décidément un excellent jeune homme que mon nouvel ami... Des talents, du cœur, delà franchise... trop peut-être, il se formera!... De plus un petit patrimoine réel et assuré... cent louis de rentes en terres... et non pasen actions. Voilà une réunion de qualités bien rares par le temps qui court... et le plan que j'ai formé, pour lui, me sourit... (Apercevant Anionia qui vient à lui.) Ah! pardon, ma chère Antonia, je ne vous voyais pas...
ANTONIA
Je voudrais vous consulter, Monsieur sur une lettre que mon frère vient de m'envoyer... desgaudets.
Plus tard, ma chère pupille... si vous voulez bien le permettre... j'ai d'abord à traiter avec ma fille une question importante I...
ANTONIA
Et elle aussi!...
Corinne, qui s'est assise devant la table. Oui, mon père...
desgaudets.
Cela se rencontre à merveille ! (Il reconduit Antonia jusqu'à la porte à droite. Pendant ce temps, Corinne, qui s'est assise près de la table à gauche, écrit sur le livre de ses Mémoires.) corinne, écrivant.
« Chapitre xvii, entrevue de Corinne avec son « père. Éloquence et caractère qu'elle déploie. « Convaincu par la force de sesarguments, M. Des- « gaudets est obligé de céder et de la marier à ce- « lui qu'elle aime! »