SCÈNE VIII
Les mêmes, AUGUSTE \
AUGUSTE, entrant tout à coup.
Hein ! qu’est-ce que c’est que ça? qu’est-ce que c’est que ça?
FRETILLARD ET ROBINEAU, à part.
Oh! le boui^eois!
Des virtuoses! des cigales mâles!.. Je ne veux pas de musiciens ici!., on écoute la musique et on ne consomme pas !
HARIELLE ET JONQUILLE, s’avançant un peu.
Mais pourtant, patron...
AUGUSTE
Hein? vous les soutenez!.. (a part.) Marivauderaient-elles avec ces râcleurs? j’en ai une fausse idée.
ROBINEAU ET FRÉTILLARD, chantant.
Rappelle ta gaité...
AUGUSTE ) il passe au n. 1 .
Allez rappeler votre gaieté autre part.
ROBINEAU
Vous nous chassez?
AUGUSTE
Parfaitement.
* R. Ffél. A. Frip.
ROBINEAU
Ah ! c’est comme ça que ça se joue !
FRÉTILLARD.
Nous flanquer à la porle^ comme des varou-pieds! nous^des artistes!
RORINEAU.
Des ex-ténors du café Morel !
FRÉTILLARD.
Des ut-dièze premier numéro !
ROBINEAU
Eh bien! nous ne partirons pas! ,
FRÉTILLARD.
Nous resterons ici malgré vous!
AUGUSTE, repassant au milieu.
Cest ce qu’il faudra voir!
ROBINEAU
Cest tout vu ! nous ne sommes plus des chanteurs ambulants...
FRÉTILLARD.
Nous redevenons des gens du monde.
ROBINEAU
Air : Un homme pour faire un tableau...
• Par un décret, par un édit,
(C’est un droit que je vous accorde)
Vous pouvez, de votre débit.
Bannir les instruments à corde.
FRÉTILLARD.
Mais tous les chalands parisiens Peuvent entrer dans vos boutiques.
ROBINEAU
Nous sortons comme musiciens.
' FRÉTILLARD.
Mais nous restons comme pratiques. ,
VERDURETTE, à part. '
Enfoncé le patron !
* ROBINEAU, remontuit.
Qu’on nous serve à boire I
FRÉTILLARD, remootant.
Deux verres de punch ! et vivement! allez*y, mes bonnes demoiselles I
MARIELLE ET JONQUILLE.
Voilà, Messieurs, voilà !
Un instant ! (a part.) Soyons machiavélique. (Haol) Rentrez, Mesdemoiselles.
* R. A. Prêt.