CONCLUSION DE FRANCE S
proesce es gens chevalereux qui lors vivoient, et ceste ouverture de vengence rigoureuse forclouy toutes voyes aux faiz deshonnourables. ;
En cest endroit l’aspresse de vengier chaudement teles honteuses offenses est tenue aux princes et haulx hommes a equité, qui en autre cas seroit pour cruaulté reputee ; quoy
que à princes | singulierement appartient clemence et
debonnaireté, pour ce que puissance fait les seigneuries redoutables, mais clemence les fait estables et fermes, et de
si clemence et humanité du prince naist confidence, de confidence sceurté, de sceurté hardement d'entreprendre et constance de conduire, m mais du contraire de clemence naist
souppeçon, de souppeçon vengence, de vengence rancune,
separation et murmure. Plus avant ne pense je pas me bouter es debas de ceste matiere et m’en rapporte a ceulx qui ont les faiz publiques à conseillier d’en acquitter leurs loiaultez plainement. Car doubte de desplaisir des personnes ne doit pas empescher les choses proufitables aux communi-
tez et aux seioneuries, et qui donne conseil a l’appetit, non
pas a la raison. son oppinion n’est pas conseil mais flaterie.
Si dy que en la loiaulté des conseilleurs gist la sceurté du prince et le salut de la chose publique et la devons cerchier le fons de toutes noz difficultez et la solution de noz debas.
L'acteur.
Celle replique finie, combien que chascun s’efforçast de
adjouster aucune autre chose, la dame dessus escripte leur commanda silence garder et puis fist conclusion a leurs argumens et questions en parlant ainsi :