‹ Le quadrilogue invectif 1923Chapitre 48 sur 55 · PP · texte numérisé non relu

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reine le jour de l’Ascension, il traça un tableau sévère des

mœurs de la cour : « In tua curia domina Venus solium occu-

pans, ipsi eciim obsequntur ebrietas et commessacio, que noctes

vertunt in diem, continuantes choreas dissolutas. » Le jour de la Pentecôte, le même religieux prêcha devant le roi dans son oratoire ; revenant sur un sujet qui lui tenait à cœur il dit: « Sumima ingenuitas his temporibus reputatur balnea frequentare luxuriose vivendo, et indui preciosis, loricatis, fimbriatis et manicatis vestibus ; et. cum tibi eciam, commune sit, dico quod simile est te induere de sub-

Stancia, lacrimis et gemitibus miserrime plebis, que continue, quod

compaciendo referimus, ad summum regem ascendunt, pro injusticiis Sibi factis. » (Chronique du Religieux de Saint Denys, éd. Bellaguet, IT, 266-72.)

14, 18-22. Valère Maxime, IX, ini, ext. 4.

— 25. « En ce meisme an (1356), au mois d'octobre, les trois

estas de la Langue d'Oc se assermblerent en la ville de hache de,

par l’auctorité du conte d’Armagnac, lieutenant du roy au pays, pour traictier ensemble a faire aide convenable pour la delivrance du roy... Et oultre ce, ordenerent que homme ne femme du dit pays de Langue d'Oc ne porteroit par ledit an, se le roy n'estoit avant delivré, or ne argent, ne perles, ne vair, ne gris, robes ne chapperons decouppés ne autres cointises quelconques et que

aucuns menestrieus, jugleurs ne joueroient de leurs mestiers. » (Devic et Vaissette, Hisi. gén. de Languedoc, IX, 670 : citation empruntée à la petite chronique de France ou de Saint-Denys ;

cf. Chroniques des règnes de Jean IT et de Charles V, édit. Delachenal, p. 86.)

45, 33. Forgestus et Hangestus sont Hengist et Horsa, les deux frères saxons qui vinrent au secours des Bretons dans leurs luttes contre les Pictes et les Scots en l'an 449 (voir Bède, Historia Brittonum, éd. Mommsen, p. 186-7). Alain Chartier a très proba-

blement connu ce récit par une version du Brut (cf. Paul Mever,

De quelques chroniques anglo-normandes qui ont porté le nom de Brut, dans le Bulletin de la Société des anciens textes français, 1878, p. 104 et suiv.).

46, 7. Richard II mourut en février 1400; sa fin fut un événement sensationnel que les historiens et les poëtes relatèrent ; voir G. Doutrepont, Lu littérature franç. à la cour des ducs de Bourgogne, p. 405-6.

=— 32. Tite-Live, V,:XXxvIr et suiv.

49, 3. À propos de cette lamentation du paysan, je citerai quelques passages de Pétude de L. Delisle, La condition de la classe agricole et l’état de l’agriculture en Normandie au moyen-dge (p. 642 et suiv.), qui en forment un excellent commentaire : « Pendant plus d'un

siècle, la guerre ne cesse pour ainsi dire pas un instant d” exercer ses

ravages. Nos campagnes furent continuellement exposées à à la barbarie de troupes indisciplinées. De tous côtés on ne vit que pillages, incendies, brigandages et assassinats. Les paysans furent écrasés sous le poids des impositions levées au nom du roi de France, et des contributions, connues sous le nom d’apatis et rançons, par lesquelles

ils achetaient des ennemis quelques jours de trève et de repos. Les .

capitaines des deux partis les arrachaïent aux travaux des champs pour les employer aux transports militaires et aux opérations de sièges. Ils ne reculaient même pas à employer la torture pour les forcer à leur fournir de l'argent et des provisions, lors même que ces malheureux manquaient de pain pour nourrir leurs familles.

Les châteaux restés au pouvoir des Français et les églises transfor-

mées en forteresses n’offrirent qu’un refuge momentané à une faible partie de la population des campagnes. Un plus grand nombre prit la fuite et se cacha dans les bois les plus profonds. La famine, les maladies contagieuses et les ravages des loups mirent le

comble à ces désastres. Une foule de paroisses se trouvèrent com-

plètement dépeuplées. »

29, 3. Les provinces soumises à l’obéissance du Dauphin

n’étaient pas moins cruellement éprouvées par lés excès des gens de guerre, par l'absence de sécurité dans les communications, par les entraves de toute nature qu’occasionnaient les menaces de : guerre, les disettes, les épidémies et aussi, il faut le dire, certaines mesures administratives nécessitées par les circonstances. Ainsi le Dauphin dut interdire, à plusieurs reprises, l'exportation du blé, du

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