CHAPITRE LVIlI
1. Le Mont-Aiguille, appelé anciennement #wo1s inascensibilis (2.097 m.), dans le massif du Vercors, entre Die et Grenoble, très escarpé, fut, le 26 juin 1492, escaladé pour la première fois sur l’ordre de Charles VIII, se rendant en Italie, par le capitaine de Montelimar, Antoine de Ville, seigneur de Dompjulien. Procès-verbal de l’ascension fut dressé par huissier et consigné dans les registres de la Cour de Grenoble. On trouva au sommet du mont une garenne de chamois. R. recueillit, sans doute, le souvenir de cette ascension lors de son séjour à Grenoble en 1534. "Mais déjà la tradition avait substitué à Domp-
julien l’ingénieur Jean Doyac, qui fit passer les Alpes à l'artillerie de Charles VIII.
Notes 315
2. Pour certains théologiens, la faute d'Adam n'avait pas entraîné la disparition du Paradis terre$tre. ReStait seulement à déterminer en quelle partie du monde il était situé. Quelques-uns, se fondant sut cette'phrase/deïla Genèse, II : “ Plantaverat autem dominus deus paradisum voluptatis à principio”, interprétaient “ a principio non temporis, sed loci””, soutenaient qu’il était en Orient et imaginaient qu’il y avait entre les deux tropiques une zone tempérée, région très agréable à habiter. C’est là que devait être situé le Paradis, d’après Nicolas de Lyra, par exemple.
3. Œuvres et Jours, v. 289 et suiv. R. 2 déjà mentionné ce passage d’Hésiode, 1. I, chap. II. Voir n. 14.