Titres de propriété de M. Coutcla. pièce n
LE Ql \l: lli:i'. H Mil'.l.l I I. I 53
des gardes françaises, colonel d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, (jvii passa déclaration de cel immeuble en 1780 '.
N° ii. — Hôtel Poussepin n""'ii <•( 36de la pue des Francs-Bourgeois . Après Guillaume Bertrand de Villemor, Le fils du cardinal Jean Bertrand, un loi de son grand jardin, de '.i quartiers environ, était passe aux mains de Guillaume Mortier, sieur de Mantault, époux en communauté de biens de Madeleine Laubigeois. I.e sieur de Montault étant venua décéder, son frère, Claude Mortier, conseiller secrétaire du Moi. fut son exécuteur testamentaire et Légataire
de ses biens ; mais avant eu, à ce titre. ;i rendre compte de la tutelle dont Le dit sieur de Montault s'était chargé de son vivant envers les enfants héritiers de Pierre Laubigeois, il se trouva que la succession était redevable envers ceux-ci d'un reliquat de 1.980 écûs au soleil. En conséquence, le frère aine de ces héritiers, Geoffroy Laubigeois, s' de Yérines, conseiller du roi et auditeur à la chambre des comptes. tant en son nom que comme administrateur des biens de ses frère et sieur, lit ;'i sa requête rendre une sentence au Ghâtelet, le fi août L599, en vertu de laquelle le lot du susdit jardin fut réellement saisi sur Claude Mortier, puis vendu par adjudication le 26 août L600, à Jean-Jacques de Fourcy, sr de Chézy et de Pommereuse, conseiller, notaire et secrétaire du roi, trésorier général de France3, moyennant la somme de L.200écusau soleil, et conformément aux promesses de vente convenues entre Claude Mortier et Laubigeois, le 19 janvier 1599, et acceptée par Jean-Jacques de Fourcy, le 11) mais suivant. L'objet de celte adjudication est ainsi décrit : <« ung ■■ jardin sis en la rue des Francs-bourgeois, près la cousture Saincte- « Catherine, contenant trois quartiers ou environ, consistant en « plusieurs arbres fruictiers et palissades, joignant d'un côté au ■ peiii Laurent, d'autre au jardin du s* de Fourcy... »i Mais, dans un contrat antérieur, passé devant Claude Trouve- et Pierre Rossignol, notaires ii Paris, le 22 avril 1600, ledit s1' de Fourcy ayant
l. Areh. /Va*., S rn,.ss, pp. 31 |-317. '.'. Un quartier es) le quart d'un arpent.
3. Jean-Jacques de Fourcy lit élever, en 1601, un autel dans la chapelle de Sainte- Barbe de l'église Saint-Gervais L'abbé Lebeuf, édit. Cocheris, I. I. p. 344 .
cédé ces promesses de vente, avec le terrain qu'il avait acquis, le 3 juin 1598, de la succession d'Antoine Fachon ' , à J.-B. de Guéribalde, sr du Breuil-en-Sologne, conseiller, notaire et secrétaire du Roi, celui-ci devint le réel acquéreur du jardin de Claude Mortier 2.
Par contrat du 19 décembre 1602 passé devant Pierre Diard et Claude Trouvé, notaires à Paris, le susdit J.-B. de Guéribalde vendit à Jean Aimeras, s1' de la Saulsaye et de Saint-Remy, conseiller notaire et secrétaire du Roi, et à Claude Le Roux, conseiller du Roi et trésorier des lignes de Suisse, gendre de celui-ci, deux places '< joignantes et attenantes l'une k l'autre, estans de présent en jar- « din, closes de murs, une muraille estant environ le milieu d'icelles « peuplées de vieilles et jeunes plantes d'arbres fruictiers et en l'une « desquelles places y a un petit apentis et une fontaine, et en l'autre « un petit couvert en dôme...; tenant d'une part, icelles places à « M1' Mortier, d'aultre part à une ruelle tenant à Laurent de la « Barre, marchand de chevaux, et à M1' Pelloquin, aboutissant d'un « bout à la rue des Francs-bourgeois, et d'aultre bout aux srs Du « Metz... et Godart, conseiller en la court ; en la censive de M1' le « Grand Prieur du Temple, et chargées envers lui de 12 deniers « parisis de cens... ». En vertu du même contrat, le sr de Guéribalde céda en outre la permission obtenue de la Ville par J. de Fourcy, et qu'il avait acquise de lui, « de prendre sur le gros thuvau « des fontaines de la dicte Ville un cours d'eau de deux lignes « de diamettre, » moyennant 20 sols parisis de rente annuelle. Les dites vente et cession furent faites suivant le prix total de 10.000 livres tournois 3.
Le même jour, 19 décembre 1602, contrat de partage de cette acquisition par indivis fut fait devant les susdits notaires Diard et Trouvé. Claude Le Roux eut la partie joignant M. Mortier, c'est-àdire la partie correspondant au n° 13 du plan terrier (n° 30 de la rue des Francs-Bourgeois) ; et Jean Aimeras eut la partie qui joint
1. Voir cette mutation mentionnée précédemment au n° 13 (hôtel Aimeras).
2. Titres de propriété de M. Coutela, pièces n°« 32, 33, 34 et 35.