‹ Le quartier BarbetteChapitre 105 sur 121 · Titres de propriété de M. Coutela, n" 17, 48 et · texte numérisé non relu

Titres de propriété de M. Coutela, n" 17, 48 et

ment du 11 juillet 1640, permettant d'y ouvrir une porte et une sortie sur La rue des Francs-Bourgeois. Voici d'ailleurs le texte de ce document :

Nostre dicte Cour, par son jugement et arrest sans s'arrester aux susdictes lins de non recevoir, requestes des dicts 13 décembre, 14 mais et Ie* juin, nv à nos lectres des 28 février et \ avril, aiant nulemenl esgard à celles du dict 26 juin, a mis et met les dictes appellations et sentences desquelles a esté appelé au néant sans amende en émandanl et corrigeant les dictes sentence-, a absoubt et absoubt l'appellante des lins et conclusions des dictes inthimées, Ordonne qu'elle pourra sy l»>n lui semble faire percer le dict mur au droici de la dicte ruelle </ui abontist dans la rue des Francs-bourgeois, y faire restablir la dicte porte pour entrée et issue de son jardin par icelle ruelle en la dicte rue des Francs-bourgeois, sans pouvoir estre troublée ou empeschée au dict passage par les ilictes inthimées, lesquelles nostre dicte Cour a condamné et condamne es despens de

la cause principalle sansdespens des dictes causes d'appel et incidents

MM. Pastoureau. Ferrol. Rat, Fridot, Debores, du Tillel, Robert, Ferrand , Lepresbtre, Legendre, Barthélémy, Hobin, Comnet, Bernard fils.

Mr de Champion président du II juillet 1640 '.

Après la mort de Madeleine Aimeras qui arriva le 2ï novembre 1633, la maison, qui nous occupe à présent et qui lui venait de son père Jean Aimeras, passa à sa sœur Hélène Aimeras que nous avons vue avant épousé Jean Duhamel, celui à qui Jean Aimeras axait cédé, le 1ÎJ janvier Hi02, la moitié de jardin correspondant au n" 12 denotre terrier (c'est-à-dire au n" ^2 actuel de la rue des Francs-Bourgeois). Jean du Ilamel mourut en 1627 2, et sa veuve Hélène Aimeras en 1660. Les partages de la succession lurent faits par devant Galloys, notaire, le \ septembre 1660, entre ses deux Biles, Madeleine Du Ilamel, épouse de Dreux Poussepin, écuyer, contrôleur de l'extraordinaire des guerres, et Louise Du Ilamel, épousede Lierre Leclerc, trésorier de L'extraordinaire des guerres.

l. Titres de propriété de M. Coutela, n 25, 26 el 15.

.'. L'inventaire de Jean Du II; I a été l'ail par Guillaume Herbin, notaire, >'ii

novembre 1627 ; Arnaud, notaire, en a conservé la minute Titres de M. Coutela,

Suivant ces partages, la maison échut à L'aînée, Madeleine Du Hamel, l'épouse de Dreux Poussepin; puis après sa mort, elle passa : une partie par indivis à ses deux fils, René Poussepin, écuyer, sieur de Moulons, conseiller du roi. correcteur en la chambre des Comptes, et Pierre Poussepin, écuyer. sieur de Lanneval et de Bel-Air, conseiller du roi et contrôleur de la cavalerie légère 1 ; l'autre partie échéant à Elisabeth d'Andiguier, veuve de Nicolas Le Maistre, et aux héritiers de celui-ci. Mais, après avoir reconnu, suivant un rapport d'expertise, que la maison ne se pouvait partager ainsi que le droit de ruelle commune qui en dépendait, les dits René et Pierre Poussepin obtinrent, le 11 septembre 1688, sous forme de vente par licitation, adjudication de la portion échue à la veuve et aux héritiers de Nicolas Le Maistre '-'.

Par testament et codicille olographes des 16 octobre 1698 et 25 avril 1701, René Poussepin ayant fait une substitution en faveur des enfants mâles de son frère Pierre Poussepin, qui était décédé, l'aîné de ses neveux, Charles Poussepin, seigneur de Montbrun, hérita de la maison et en fit déclaration le 18 mai 1703 3.

Philippe Poussepin, écuyer, s1' de Montbrun, en devint a son tour propriétaire, comme son second fils de Pierre Poussepin, et, en cette qualité, légataire universel substitué de son oncle, René Poussepin, par suite du décès sans enfants mâles du susdit Charles Poussepin, son frère aîné.

Cependant Philippe Poussepin ne paraît pas avoir habité longtemps la maison, car nous la trouvons louée, suivant baux successifs du 16 mai 1746 et du 23 octobre 1752, à Francisque-Angélique Dupille, veuve de Claude Laurent, maître en la chambre des comptes de Normandie. Cette dame étant venue à mourir, ses héritiers transportèrent ses baux à Henry-Nicolas Le Baillif, chevalier seigneur de Cocherel, la Fortelle et autres lieux, conseiller du Roi et auditeur, époux de dame Austreberte-Claude Durand. Celui-ci,

1. Avait été commissaire ordinaire des guerres à la police du régiment des gardes (Bihl. Nat., Manuscrits. Pièces originales, vol. 2366).

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