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qui occupail la maison, en renouvela bail en son nom. pour oeuf années, le Ier octobre 1764, moyennant un lover annuel de deux milli' livres ; le bailleur est encore Le susdit Philippe Poussepin, alors désigné comme « ancien capitaine au régimenl «le Boulonnais demeurant à Paris rue des Ecouffes, paroisse Saint-Gervais. » Dans ce nouveau bail de location L'immeuble est ainsi décrit :
Une grande maison sise en relie ville rue des Francs-bourgeois au Marais, paroisse Saint-Gervais, consistant en un grand corps de logis situé entre cour et jardin, composé de plusieurs appartements et chambres de domestiques; un corps de bâtiment en aile à côté, et nu autre petit corps de logis sur le devant avec un petit escalier qui y conduit, une grande cour, trois remises, une écurie, une pompe avec la pierre pour faire boire les chevaux, lieux d'aisance, un second étage; el au rez-dechaussée, caves sous le grand corps de logis; jardin et l'usage d'un culde-sac commun avec plusieurs autres maisons, ayant yssue sur ladite rue des Francs-bourgeois, et dans lequel il y a entrée, tant par une porte du dit jardin que par l'écurie pour y panser les chevaux et y pouvoir vuider les fumiers; avec les autres appartenances et dépendances de la dite maison, du nombre desquelles est le droit de chapelle en l'église Saint-Gervais, en la chapelle dite des Poussepins, étant la seconde au bas de l'église à droite, dont lesdits -leur el dame preneurs ont une clef, et celui de taire dire la messe en la chapelle qui est dans un petit pavillon de la dite maison a droite donnant en saillie sur le jardin '
Le ï mai 1765, il fut passé une convention entre les propriétaires
des maisons situées Yieille-rue-du-Temple et rue des Francs-Bourgeois ayant des issues particulières et des droits sur le cul-de-sac qui leur est commun, afin de faire réparer ou remettre à neuf, à trais communs ('-aux. la porle-coehere qui devait en clore l'entrée pendant la nuit : Laquelle se trouvait en un tel étal de vétusté qu'elle m- pouvait presque plus se fermer. Les réparations nécessaires à exécuter au pavage de ce cul-de-sac furent comprises aussi dans
celte convention, a Laquelle prirent part les propriétaires intéressés, savoir: MM. de Pommereu, capitaine d'infanterie; Menjot et Le Mari»', maîtres ordinaires en la chambre des Comptes; Philippe Poussepin, et les créanciers syndics de M. et M""' de Creil.
i. Titres de propriété de M. Coutela, pièce d 13. Le quartier Barbette. 11
M. Nicolas Le Bailly, locataire de M. Poussepin, fut chargé de l'exécution de cette convention '.
Philippe Poussepin décéda le 19 juillet 1766, et, comme son prédécesseur, ne laissa pas d'enfants mâles ; aussi, suivant les termes de la substitution de son oncle René Poussepin, la maison passât-elle à son frère cadet, dernier enfant de Pierre Poussepin c'est-àdire René-Charles Poussepin, écuyer, sr de Bel-Air, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, capitaine au régiment de Normandie, aidemajor d'Amiens avec brevet de commandement, époux de Geneviève Nicole Pinguet, lequel résidait ordinairement à Amiens.
Six semaines après, le o septembre 1766, par contrat passé par devant Raince, notaire, René-Charles Poussepin vendit la maison à son locataire, Nicolas Le Baillif, moyennant quarante-cinq mille livres. Dans cette vente furent compris : 1° le droit de jouissance de la ruelle ou cul-de-sac qui règne derrière et à gauche de ladite maison vendue, laquelle y a issue tant par une porte de jardin que par l'écurie, pour y panser les chevaux et y pouvoir vider les fumiers ; 2° plus le droit en une chapelle de l'église Saint-Gervais et au caveau situé dessous, ainsi qu'il est indiqué dans le bail du 1er octobre 1764 ; ladite chapelle et son caveau ayant été concédés à la famille Poussepin par acte notarié du 4 avril 1610 ; à la charge du preneur de veiller à l'exécution des fondations faites par les auteurs du vendeur, suivant actes des 8 septembre 1591 et 12 septembre 171 S ; le vendeur cède à Nicolas Le Baillif le pouvoir de nommer et présenter le chapelain le cas échéant 2.
Lorsque René-Charles Poussepin se défit ainsi de la maison de la rue des Francs-bourgeois, il y avait déjà plus d'un siècle qu'elle appartenait à sa famille ; aussi son nom nous semble-t-il mériter plus que tout autre d'y être attaché, si peu illustre qu'il puisse paraître. Comme beaucoup d'autres familles de notre vieille bourgeoisie parisienne, dont les membres parvinrent, par leur activité et leur prud'homie, à des offices ou des charges qui conféraient la noblesse, les Poussepin ont des origines très humbles ainsi qu'une