Félibien et Lobineau, loc. cit., t. V, p. 772 b
qui étaient très redoutés des accusés, parce que leurs fonctions les commettaient à la présidence de la torture. Us demeuraient rue des Barres, près de l'église Saint-Gervais 1.
Un autre Guillaume Poussépin, marchand bourgeois de Paris, payait, en 1573, le gros cens à la Ville de Paris, pour une maison rue Montorgueil ~.
Un conseiller au Chàtelet, nommé Jean Poussépin, fut élu échevin de Paris en 1581, et lit, en cette qualité, en 1583, un inventaire des titres et privilèges de la Ville ■''. Son nom figure sur le regard de la Lanterne des eaux de Belleville; ce regard fut commencé en 1585, alors qu'il était échevin, et terminé en 1613, alors que Nicolas Poussépin, sieur de Bel-Air, aussi conseiller au Chàtelet, était aussi échevin 4. Celui-ci était probablement le fils du précédent ; il avait été élu le 16 août 1611 ■>.
En avril 1597, un Poussépin signa par le roi les lettres patentes de Henri IV en faveur des confrères de la Passion, avec interdiction à tous autres de représenter en public, sans leur permission, et ailleurs que sur leur théâtre de l'hôtel de Bourgogne 6.
Il faut encore citer, d'après des titres originaux : Pierre Poussepin, seigneur de Launoy (ou d'Aulnoy), conseiller secrétaire du roi en 1585 et 1613; Pierre Poussépin, conseiller du roi en la cour du parlement de Bretagne en 1632 et 1635; Nicolas Poussépin, sieur de Montbrun, conseiller du roi et trésorier général des finances en 1645, 1656, 1672 et 1684, etc., etc. '.
Dès le xve siècle, ou à peu près, la famille des Poussépin formait trois branches qui se localisaient, l'une à Paris, l'autre à Sainville (Eure), et la troisième à Dourdan. Les Poussépin de Paris s'élèvent par degrés et s'allient à la noblesse. Au XVIIe siècle, nous avons déjà rencontré un Pierre Poussépin, « écuyer, s1 de Lanneval et de
1. Baron de Ruble. Paris en 1572, Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris et de l'Ile-de-France, t. XIII 1888 . p. 10.