Bihl. Xat., Manuscrits, Pièces originales, vol
LE QUARTIER BARBEÎ il I 65
Bel-Air, conseiller du roi et contrôleur de l;i cavalerie légère », et un René Poussepin, frère du précédent, ci ('•cuver, s1 de Moulons aussi conseiller du roi et correcteur en la chambre des Comptes. Ils sont les bienfaiteurs de Saint-Gervais, leur paroisse; à ce titre, leur nom se lit encore à la voûte de cette église, à côté de ceux de Versigny et des du Buisson. Ils ont contribué pour une large part à la reconstruction de l'édifice ; ils y avaient droit de chapelle et y entretenaient un chapelain '.
Les Poussepin de Sainville gardent d'abord, de père en iils, la charge d'huissier, d'huissier à cheval, d'audiencier, de sergent au Châtelet. Eux aussi s'allient à la noblesse, ou tout au moins à la bourgeoisie « qui vaut noblesse ». Etienne Poussepin épouse, en 164 1 , Louise d'Agnicourt ; et son fils Henri Poussepin compte parmi les témoins à son mariage, en 1686, « messire Henri Briçonnet, escuyer, s1 de Lassay. >• Vers la fin du xvir siècle, cette branche, devenue très nombreuse, s'étend par les femmes dans toute la région ; on en trouve des représentants dans la plupart des communes environnantes, a Denonville, à Garancières, à Gallardon, à Gué de Longroi, à Châtenay. A Sainville en particulier, les parents ou allies des Poussepin se rencontrent à chaque pas. Quelques-uns ont leur sépulture dans l'église paroissiale, près le banc du chœur, pioche le lutrin. Plus tard le nom disparaît, mais les familles subsistent.
Quant aux Poussepin de Dourdan, ils s'adonnent principalement au commerce : c'esl par là qu'ils s'élèvent aux premiers rangs parmi leurs concitoyens. Ils sont aussi des mieux apparentés. Hugues, fils de Jean Poussepin, né à Paris en 1509, épouse, à Dourdan, Jeanne Blanchard. Il se fixe dans cette ville, où vraisemblablement il exerce le commerce; à un moment donné, il devient membre du tribunal de l'élection. Hugues Poussepin et sa femme ont leur sépulture dans l'église de Dourdan. ainsi que Claude Poussepin,
i. ■ La chapelle des <lii- sieurs Poussepin en la dite église Saint-Gervais et Saint- Protais, qui e6l la seconde à main droite en entranl par le grand portail de ladite église. " Contrat de fondation, Î8 octobre 1689. \'<>ir Pouan D* B.-Th.), Les originea <!<• la Présentation. Vie <lf la Vénérable mère Marie Poussepin, Paris, 1894,
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l'aîné de leurs quatre enfants, décédé, en 1596, à l'âge de 47 ans. La k vénérable mère » Marie Poussepin. célèbre dans la contrée par ses œuvres de bienfaisance, descend en ligne directe de ces Poussepin de Dourdan, chez lesquels le nom de Claude devient héréditaire pour cinq ou six générations. Entrée de bonne heure dans un couvent de dominicaines, elle fonda plusieurs maisons de son ordre, notamment à J an ville, à Sainville et à Angerville. Le but spécial de ses fondations était l'enseignement, le soin des malades et les œuvres de charité. Les sœurs de ces établissements avaient pour modèle de mission celle des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Marie Poussepin mourut le 24 janvier ITii. âgée de quatre-vingt-onze ans. L'une de ses maisons, celle de Sainville, existe toujours : c'était la maison mère '.
D'après V Armoriai général de d'Hozier, les deux frères. René et Pierre Poussepin. que nous avons vus. en 1688, possesseurs de la maison de la rue des Francs-Bourgeois après leur mère. Madeleine Du Hamel, épouse de Dreux Poussepin, avaient pour armoiries : d'azur à une fasce d'argent, accompagnée en chef de trois étoiles d or et en pointe d un lion passant de même, lampassé et armé de gueules. Françoise Bois ne, épouse dudit René Poussepin, portait d azur à un chêne d'or accosté de deux étoiles de même et surmonté d'un croissant d'argent 2. Les armoiries de ces deux époux se voyaient il y a peu de temps encore sur une des pierres de la façade intérieure de ladite maison ;.
Henri Nicolas Le Baillif, acquéreur, ainsi que nous avons vu. de la maison des Poussepin. en lit déclaration au terrier du Temple, le 3 juin 1780 \ Il y habitait encore en 1789 et 1790 .
Henri Nicolas Le Baillif étant mort sans enfants en 1790, la mai-