Arch.Nat., S
4. Bibl. Nat., Manuscrits, fonds français, vol. 11002. ■>. Ibid., Pièce* originales, vol. 189, pièces 11 et 12.
o. Mhl. Nat., Manuscrits, d'Hozier, Armoriai général, Champagne, p. S63.
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Des généalogistes de la même époque paraissent rattacher les Barbette de Champagne à la branche parisienne d'Etienne Barbette,
dont ils ont soin, pour la circonstance, de rapporter 1rs armoiries: d'azur à la levrette passante d'argent colletée de gueules, et au chef d'argent chargé d 'un rameau glantè de sinople '.Ces armoiries sont bien conformes à celles figurées dans le Grand armoriai de Chevillant, qui l'ait autorité. Les armoiries d'Etienne Barbette ont été reproduites de nos jours sur les vitraux de notre nouvel Hôtel de \ ille. à sa place chronologique, dans la suite des armoiries des prévôts et des échevins de Paris, conformément aussi aux indications héraldiques de Chevillard. Cependant certains héraldistes, trop amateurs, sans doute, des armes parlantes, ont cru devoir substituer un barbet à la levrette tradionnelle des Barbette : témoin Y Armoriai général de Rietstap. Or, comme barbette en vieux français, signifie petite barbe, comme les noms de famille à leur origine ont été très souvent des sobriquets ayant trait aux particularités physiques des individus, nous aimons mieux admettre que le premier des Barbette fut très peu barbu, plutôt que de voir leur nom dériver de celui d'un animal.
Avec Etienne Barbette finit l'histoire de sa courtille. Sans revenir sur la fin lamentable de cette demeure, il importe cependant de rappeler un événement dont les conséquences modifièrent, en ce temps là, sa situation au point de vue de notre ancien droit féodal. La censive, dont dépendait en grande partie la Courtille Barbette, venait de passera de nouveaux seigneurs; voici dans quelles circonstances.
A la suite du procès resté à jamais célèbre qui entraîna la mort d'un grand nombre de Templiers et la confiscation de tous leurs biens, leur ordre avait été supprimé par Philippe-le-Bel, par ce roi même qui, quelques années auparavant, était venu s'abriter sous leur protection contre la colère de son peuple révolté. La toute puissance et les richesses des Templiers avaient été le motif de leur perle.
En 1313, en vertu d'une bulle du pape et d'un arrêt du parlement,
l. Bibl. \.il.. Pièces originales, vol. ls'.', pièce il.
ils furent remplacés dans toutes leurs possessions et domaines par les frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, appelés plus tard chevaliers de Malte. En conséquence, c'est au nom de cette nouvelle communauté que s'exerceront désormais les anciens droits seigneuriaux et censuels de la Commanderie du Temple, jusqu'à l'époque de la Révolution.