‹ Le quartier BarbetteChapitre 42 sur 121 · Mézeray, llisl. de France, t. II, p · texte numérisé non relu

Mézeray, llisl. de France, t. II, p

2. Garnier continuateur de Velly et Villaret . Ilist. de France. Paris. 1772. in-4°, t. XIII. p. lî'6.

3. Le Bas. Dictionnaire encycloi>ëdiiiue de la France, Paris, 1842.

i. Girault de Saint-Fargeau, Les 4S quartier» de Paris. Pari*. 1850, in-12, p. 331. j. Louis Guyon, Les diverses leçons, Lyon, 1603-1617, in-v . t. II, p. 110. 6. Edouard Fournier, Les Lanternes. Paris. 1854, in-v. p. lj. — E. de Ménorval. Paris depuis ses oriyines jusqu'à nos jours, Pari>. 1889-1897, in-16, t. II. p. 30.

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Ainsi, à propos de cette maison ornée de la madone qu illuminait la Lampe votive de Brulart, un titre du Temple du 23 aoûi 1426

nous apprend cpi'il existait rue des Poulies (autrement des Francs- Bourgeois une maison à l'enseigne de l'Image de Notre-Dame, avec un jardin, que Raoulin Petit, courtier en vins, avaitcédée à son cousin Jehan Grenon. Elle était « assise dans la rue des Poulies,

« près de la porte Barbette tenant d'une part à Jehan Colé

<( et d'autre part à Perrin Constant, aboutissant par derrière aux

jardins qui furent ou sont au comte de Tancarville '. » Or, cette maison est bien différente de celle qui fut également à l'enseigne de l'Image Xotre-Dame et qui était située Yieille-rue-du-Temple, en deçà de la porte Barbette et vis-à-vis de l'hôtel de Rieux 2 ; laquelle maison appartenant à Robert Fouchier. maître charpentier du roi, abrita comme on sait, pendant plusieurs jours, les assassins du duc d'Orléans.

Pour nous, il n'est pas douteux et c'est bien en rapport avec ces temps de naïve dévotion, que cette image Notre-Dame ne peut être autre chose qu'un simple ex-voto, mis là tout exprès en mémoire du meurtre du duc d'Orléans, tout comme la lampe perpétuelle qu'y aurait allumée Brulart. Ainsi placée vis-à-vis de l'allée des Arbalétriers, cetteenseigne expiatoire, avec son pieux luminaire, désigne donc suffisamment le lieu précis du crime.

Seulement, il y a dans cette histoire de lampe votive, un point que nous croyons devoir révoquer en doute. Est-il bien exact, comme le prétend la légende, que Brulart soit l'un des assassins du duc d'Orléans ? Nous ne le pensons pas. D'ailleurs son nom ne figure point sur la liste des meurtriers et de leurs complices, que l'on connaît et que nous avons reproduite précédemment 3. On voit, au contraire, ce nom figurer avec certaine distinction parmi ceux des serviteurs fidèles de la royauté. En effet, on en peut citer toute une honorable lignée, en tête de Laquelle on remarque Pierre Brulart, notaire et secrétaire du roi, qui vivait en 1437 et mourut en 1483

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