Dom Morice, l. I, p. 514 et 515 ; t. H, p. tu
-. Guillaume Barrau, secrétaire du n>i. figure parmi les séditieux e( Cabochiens qui, le i août 1413, lors du triomphe dei Armagnacs, furenl obligés de se cacher ei de sortir de Paris. Il avait signé, dans la période précédente, contre les Armag « certaines lettres appelées Edicté, subrepticement et obrepticement impétréee et
Cependant Jean de Malestroit ne garda pas l'hôtel Barbette jusqu'à sa mort : il en avait, depuis longtemps déjà, fait don au couvent des Blancs-Manteaux, ainsi qu'il appert du Procès verbal des
non duement en conseil, etc. » Le fait est que le roi passait sa triste existence à rendre les édits les plus contraires, selon qu'il était entre les mains de l"un ou l'autre des deux partis qui se disputaient le pouvoir. E. de Ménorval, Paris, t. II, p. 53. — [On trouve les deux titres en question dans le registre des saisines de la commanderie du Temple des années 1110 à 1121 Arch. Nat. S. 5082 1 -30-31 et 31-32 : et. comme les quelques détails topographiques qu'ils renferment nous semblent avoir quelque intérêt, nous croyons qu'il importe d'en reproduire les texte- :
« Le 13e jour d'avril l'an 1412 a. s. . vint M" Jehanin Pelait, ou nom et comme pro- « cureur et porteur des lettres de Révérend père en Dieu Mons. Jehan de Malestroit, « evesque de S1 Brioud-des-Vaulx, en Bretaigne, Conseiller du Roy nostre Sire, et « chancelier de Mgr le duc de Bretaigne. Lequel procureur se dessaisit en mes mains. » comme en mains de seigneur, d'une pièce de terre ou jardin, ou il a de présent plu- « sieurs arbres, fermée partie de murs, si comme se comporte, que le dit Révérend •• Père en Dieu disoit avoir et à luy appartenir de son conques! des appartenances « de son hostel nommé Barbette qui jadis fust et appartinst à la Roy ne et depuis au dit • Mgr le Duc. icelle pièce de terre OU jardin contenant environ de 1] à 12 toises de » large et 23 toises ou environ de long, tenant d'un costé devers ledit hostel Barbette " à une aultre pièce de terre ou jardin qui est audit Mons. l'evesque et des apparte- » nances de sondit hostel. Et de l'autre costé tenant aux maisons et louaiges et à une " vieille place ou court appartenant aux religieux de S'; Catherine-du-Val-des-Esco- " tiers à Paris, aboutissant d'un bout devers la rue Barbette à ung jardin appartenant « à un,:' nommé Jehan Saussonet Jehanne sa femme, dite la Belme. et de l'autre bout « au chemin qui est entre les murs de ladite pièce de terre ou jardin et la cousture
S Catherine, en la censive des religieux du Temple à Paris et chargée de telles » charges comme icelle pièce de terre ou jardin peut debvoir par an. Laquelle pièce ■ de terre ou jardin, ledit Révérend Père en Dieu a donnée, cédée, quictée. transpor- « tée. octroyée et délaissée dès maintenant à toujours, par don irrévocable fait entre « vifs, sans jamais rappeler ne venir contre, à honorable home et saige maistre Guil- « laume Barreau, premier secrétaire du Roy nostre Sire, et à damoiselle Marguerite " Boiscelles sa femme, pour eulx, leurs hoir- et aians cause. Et ce présent don et •• transport ainsi faitz d'icelle pièce de terre ou jardin, à la charge dessus dite pour la » bonne et vraie aimour que icellui Mon-, l'evesque avoil et a aux ditz maistre Guilo laume et damoiselle Marguerite sa femme, et pour l'accroissement de leur estât et « de leurs hoirs et aians cause. Sy comme plus à plain nous est apparu par lettres de ■ don du Chastellet de Paris, sur ce fait et passe le mercredi tiers jours de février " 1411. a. s Et pour ce. nous, à la requeste dudit procureur, avons mis les ditz <• maistre Guillaume et damoiselle Marguerite -a femme en saisine et possession des « choses dessus dictes, sauf en ce nostre droict et l'autruy: payé saisines, etc., etc.. »
« L'an et jour dessus diz 13 avril 1112 . vint M* Jehanin Pelart, ou nom et comme i procureur et porteur des lettres de Révérend Père en Dieu Mon-. Jehan de Maies"
• troit, evesque de St Brioud-des-Vaulx, en Bretaigne, conseiller du Roy oostre Sire, <• et chancelier de Mgr le due de Bretaigne, m comme il disoit et affirmoit par ces •' lettres en bonne vérité que, comme dès le mercredi troisiesme jour de ce présent
• mois de febvrier, il eust et ait donné à toujours par don irrévocable à honorable cl saige maistre Guillaume Barrau, premier secrétaire du Roy nostre Sire et damoi-
• -elle Marguerite Boiscelles -a femme, pour eulx. leurs hoirs et aians cause, une " pièce de terre ou jardin plus à plain desclairée è> lettres cy-de88U8 transcriptes, et
criées, oppositions, etc., '/// /■/ mai I ilii '. que dous avons déjà eu ision de citer plusieurs Fois, e1 <|ui mentionne t<>ut au long un contrat du -!•'• mai I 138, conservé aussi parmi les litres du Temple •'. par Lequel les religieux des Blancs-Manteaux constituent à ceux du Temple une rente de •"><> sols parisis ii prendre sur l'hôtel Barbette :
qui naguières fusl et appartinsi à Révérend Père en Dieu. Mgr
Jehan de Malestroit, evesque o!e Nantes, chancellier de Bretaigne, et de
passée par le dit Meus, l'evesque au susdit maistre Guillaume et sa femme, aux chargea pour les causes qui y son! contenues. Le dit Révérend Père en Dieu, de Bon vouloir d'abandon el en augmentant sa grâce el courtoisie, a donné, transporté el délaissé dès maintenant à toujours audit maistre Guillaume Barrauet damoiselle Marguerite Boiscelles -.1 femme, pour eulx, leurs hoirs et aians cause, une aultre pièce de terre ou jardin en laquelle a ung puis l'ait de pierre de taille, tenant et joingnanl d'une pari au long de ladite pièce de terre <>u jardin dessus desclairée, el de 1 aultre part de la longueur d'icelle, si comme elle se comporte de largeur jusques à treize pieds près ou environ, toul au long des murs des grands jardins du dit hostel dudil Mons. l'evesque, nommé Barbette, Lesquels 13 pieds de large ou environ qui sonl tenans au long d'icelle dernière pièce donnée d'une part, et a long des ditz murs desditz grands jardins d'aultre, ledit Mons. l'evesque a réservez el retenu- à lu\ el à ses aians 'aux- pour y faire, se bon luy semble et quant il lui plaira. une al<-t> par laquelle on yra el venra dune aultre place estant devant la dite place ou alée a une porte qui à présent esl au boul d'icelle alée ou place el des ditz murs d'iceulx jardins, par lai pi clic porte on a yssue en une rue qui est entre et lelong la cousture S ' Catherine cl les murs des dites places ou jardins données comme dit est, aboutissanl d'un boul icelle place donnée aux sus ditz murs, au coing desquels esl la dite porte par devers la dite cousture, et île l'aultre bout à une place qui est devant ladite place donnée, et au travers d'icelle les ditz mariés snnl tenus faire nng mur à leurs despens pour eulx cloure du coing de ladite première place desclairée es dites lettres de don jusques au dit grant mur des jardins du dit hostel Barbette. El nonobstant ladite réservation et retenue d'icelle alée de 13 pieds ou environ, cl la tieignenl el possèdent paisiblement sans contredit jusques au plaisir d'icelui Mon-, l'evesque, pourveu que quant il luy plaira il pourra l'aire percer le dit mur ou closture que les ditz mariés y auront l'ail au bout d'icelle et joignant au dil mur desditz grands jardin- pour faire sa dite alée de ladite largeur jusques a ladite porte faisant yssue sur ledit chemin de le/, la dite cousture Su Catherine, el quant il lus plaira au dil Mons. l'evesque l'aire ainsi percier ledit mur pour faire la dite alée jusques vers el lez la dite porte à leurs despens pour eulx cloure entre la dite alée el ladite dernière place à eulx donnée qui est en la censive de- religieux du Temple à Pari-, chargée de telz et charges qu'elle peut debvoir. Ce don lait pour la bonne el vraie aimour et amislié que le dit Mons. l'evesque avoit el a aux -u-dilz marié- ,.| pour l'accroissement de leur bon estât, de leurs hoirs et
aians cause. Sy comme plue a plain non- esl apparu par lettres du Chastellel de
Paris sur ce faites el passées le jeudi 17° jour de fébvrier l'an mille quatre cens et
unze. El pource non-, à la requeste dudil procureur, avons mis les ditz mariés en
saisine el possession des choses dessus dites, sauf en ce nostre droit et l'autruy...,
etc., etc.. »