Ibid., MM 160 à 100 1534 ;'i
3. Bulletin <le la Société de l'histoire île Parisei île l'Ile-de-France 1887), pp. 98-100; et pp. 160-161 notes sur la famille Hérouët .
LE Ql \H TIEH B kR BETTE I !{.')
tence, sur les poursuites et à La requête de Loyse Hérouët, • une « maison assise à Paris eu la Vieille rue du Temple, tenanl d'une <• paît à la dite damoiselle Hérouët, d'autre part taisant le coing de « la rue des Francs-Bourgeois... Laquelle maison fut et appartint à .< la dicte deffuncte Marye Malingre, en son vivant femme dudicf « Jehan de la Ballue... » fut saisie réellement et mise plusieurs fois en criées, puis définitivement vendue à Loyse Hérouët par décret d'adjudication du 30 avril 1561, moyennant la somme de trois mille cinquante livres tournois* En 1560, la maison était tenue à loyer par un clerc de chapelle de la reine de Navarre, du nom de Pierre Court in '.
Loyse Hérouët garda cette maison jusqu'à sa mort. Elle fut enterrée dans l'église d'Othis-sous-Dammartin, et, sur sa tombe, on lit celle épitaphe : « Cv gist noble damoiselle Louise Hérouët. elle » vivant veuve de Jehan Rivière, luv vivant escuyer seigneur de <■ Vaulx et d'Othis, dame d'honneur de la royne, laquelle décéda au « dit Othis. âgée de quatre-vingts ans, le 25 octobre lo82. » Cette épitaphe est accompagnée des armoiries de chacun des deux époux. Ledit Rivière porte un cygne avec un croissant sur la tète, et elle trois lions 2.
Après la mort de Louise Hérouët, la maison à la tourelle échut à Nicolas Pelloquûi, seigneur de la Jorrandière, secrétaire de la chambre du roi, qui la posséda aussi jusqu'à sa mort arrivée le 2 juin L606 :{. Su fille, Louise Pelloquin, hérita de ses biens; mais un titre nouveau du o octobre 1612, signé Colon ou Coulon, nous montre le dit Coulon déclarant être détenteur de cette propriété pour Louise Pelloquin (probablement encore mineure) et être redevable, envers le Temple, de 18 sols 6 deniers parisis de cens \ Nous voyons ensuite l'immeuble passer aux mains de Joseph Lemercier, commis à la recette des consignations, comme époux de Louise Pelloquin '.
I. Bulletin de la Société de t'hisl<>ir<> </<• Paria I.sst . pp. l [9-161. •j. Bibl, \;it.. Wanuscritsf. (Y.. Épitaphes 22* vol., cote 8237, p. 372. ». Arch. X.it.. S 5596; MM L73-173. — L'abbé Lebeuf, édit. Cocheris, I. I. p. 340. i. //m/.. S :.:. il. f i ;!' r .
5. Titre di' propriété daté «lu 2 ;i"ùi 1659, communiqué par M. Missonnier, propriétaire de la maison en ! ^s".
136 LE QUARTIER IURBETTE
Leur fille, Louise Lemercier, épouse de François Teissier, sieur de Gernay, en hérita k son tour '. Ils en étaient détenteurs en 1621, ayant pour locataire, depuis 1618, Anne d Epinay. veuve de Claude de Xeufbourg, correcteur à la chambre des comptes 2. Louise Lemercier étant décédée vers 16i7 3, son mari en garda la jouissance après elle.
La propriété, ayant éternise en saisie réelle dès 1621 . à la requête de Marie de Lannoy, veuve d'Odet de La Noué, conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privés, fut vendue aux enchères publiques et adjugée en deux lots, savoir :
1° o Une grande maison, à porte cochère. qui a son entrée rue des Francs-Bourgeois..., faisant le coing de la dicte rue des Francs-Bourgeois et de la Yieille-rue-du-Temple, anciennement dicte rue Barbette, consistant en deux corps d'hostel : l'un sur la dicte Yieille-rue-du-Temple, auquel y a une tourelle au coing du dict corps d'hostel, appliqué à cave, salle basse, chambres, garde-robbes, cabinet aisances, et grenier au-dessus, le tout couvert de thuilles et d'ardoises; et l'autre corps d'hostel joignant une petite maison (saisie conjointement avec la dite grande maison et qni sera mentionnée ci-après), consistant en cuisine, escurie, chambres, garde-robbes, et grenier couvert de thuilles, porte-cochère, cour au milieu des dits deux corps d'hostel et puits en icelle ; iceux dicts deux corps d'hostel joincts par une gallerie faicte de brique couverte d'ardoises ; la dicte grande maison ainsy qu'elle se poursuit et comporte de fondz en comble, sans en rien réserver ny retenir, tenant d'un costé à la dicte Yieille-rue-du-Temple, d'autre costé tenant pareillement à la susdicte petite maison aussi saisye et à la maison qui a cy-devant appartenu à la vefve Jean (ou Jacques) Bouzer, aboutissant d'un bout, par derrière, à Noël Boussingault marchand de vin et à la dicte vefve Bouzer, et d'autre bout par devant à la dicte rue des Francs-Bourgeois... »
adjugée, moyennant 26.000 livres, à Jean-Baptiste Brunet, conseiller du roi, receveur général et payeur des rentes de lHôtel-de- Yille assignées sur les gabelles, suivant arrêt de la cour des aides du 2 août 1659 4.
1. Titre de propriété de M. Missonnier, claie du 2 août 1659.