‹ Le quartier BarbetteChapitre 84 sur 121 · I. Arch. \al.. S 5073 . n 18 de la 66 IL · texte numérisé non relu

I. Arch. \al.. S 5073 . n 18 de la 66 IL

•J. Si nous n'avions déjà bien précisé l'origine de la maison A la tourelle, la dale à laquelle elle appartient et le nom «le son détenteur Jean Balue auraient peut-être pu Eure croire que le cardinal d'Angers la lit construire et la donna ensuite à son frère Nicole. L'hypothèse aurait menu- pu paraître plus admissible en apprenant que Nicole Balue possédait un hôtel assis près des Blancs-Manteaux • Mbl. Xat.. 300 Colbert. vi>l. 177 non paginé. Interrogatoire Troussebois . Mais nous avons suffisamment démontré qu'il n'en peut rien être. L'hôtel que Nicole Balue possédait près des Blancs- Mantcaux s'appelait l'hôtel Picquel : il a donné Bon nom au passage Pecquai. Il avait appartenu au cardinal d'Angers, qui le donna à son frère Nicole Voir M. Henri Forgeot, Jean Raine, p. •>!' . Mai- Nicole Balue possédait une autre maison: celle-là se

Cependant, au temps de Jean Balue, nous rencontrons dans le voisinage un certain Georges Hérouët, seigneur de Carrières, qui paraît être très proche parent, sinon le fils du premier époux de Marie Malingre ; nous le voyons même, à plusieurs reprises, poursuivi, à la requête du grand prieur du Temple pour le paiement du cens arriéré de la maison à la tourelle, bien qu'il n'en soit pas le détenteur ' ; mais il est probablement l'héritier de Jean Hérouët et poursuivi comme tel. Or, ce Georges Hérouët détient justement de l'autre côté de la rue des Poulies, contre l'ancien hôtel de Jehan Le Blanc, une maison pour laquelle il paie 2 sols 3 deniers de cens chaque année 3 : nous mentionnons cela, pour mémoire, en passant. D'ailleurs, ce personnage n'est pas sans quelque importance. Il épousa, en 1528, Madeleine Olivier, cousine germaine du chancelier Olivier ; secrétaire ordinaire de la chambre du roi, il reçut, à ce titre, 400 livres pour les années 1528 et 1329. Il s'en faut encore de quelque peu que le nom d'Hérouët soit ignoré dans l'histoire. On sait qu'un des meilleurs poètes de la Renaissance fut Antoine Hérouèt, ami de Clément Marot, et mort évêque de Digne en 1568. Nous avons déjà signalé autre part la demeure d'Antoine Hérouët, rue Sainte- Antoine-de-la-Bretonnerie, en 1532 3.

Marie Malingre et son époux Jean Balue devaient très certainement être décédés avant le 6 août 1554, car des lettres de sentence du Chàtelet de cette date condamnaient Nicolas de Caen, curateur subrogé créé par justice aux biens vacants de Marie Malingre, à paver à dame Loyse Hérouët, veuve de Jehan Rivière, en son vivant notaire et secrétaire du roi. différentes sommes dues par la succession. Aucune suite ni exécution n'ayant été données à cette sen-

trouvait « oultre la porte du Temple », vers la rue Michel Lecomte; il en était déjà détenteur en 1172 Arch. X.it.. MM 144 à 154 et S 55S73 . — Quant au cardinal d'Angers, après avoir cédé à son frère Nicole L'hôtel Picquet, il lui restait encore d'autres maisons, notamment l'hôtel, d'Evreux et celui du cloître Notre-Dame (Henri Forgrcot. loc. cit.. p. 137 . Le cardinal Balue aurait aussi possédé rue de l'Homme armé un hôtel, que Jaccjues Cœur avait commencé, et qu'il acheva (Sauvai, t. II. pp. 558 et 250 .

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