‹ Le quartier BarbetteChapitre 91 sur 121 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Les maisons voisines qui n'ont pas été construites sur l'emplacement de l'hôtel Barbette, situées entre la rue des Trois Pavillons (Elzévîr), la rue des Francs-Bourgeois et l'impasse. — Les maisons d'aumône', les bonnes femmes; les Francs-Bourgeois; démolition des maisons d'aumône. — Le cardinal Jean Bertrand; son grand jardin; sa demeure; sa biographie. — Guillaume Bertrand, sa mort. — Aliénation du domaine de Jean Bertrand ; maisons construites sur son emplacement : hôtels de Courchamp, Le Mayrat de Saint-Cyr, de Monlarran, Aimeras, Le Clerc et Poussepin ; la ruelle commune; la famille Poussepin; les merciers de Paris; Nicolas le Baillif; le droit de ruelle et le droit de chapelle et de caveau en l'église Saint-Gervais à Paris.

L'emplacement des maisons dont il nous reste à nous occuper constituait jadis un domaine assez étendu ; c'était sans doute le dernier lot de la courtille Barbette. Il appartenait, ainsi que nous allons le voir, vers le milieu du xvie siècle, au cardinal Jean Bertrand, archevêque de Sens. Ce domaine faisait partie de la censive du Temple. Il longeait par derrière les jardins de l'hôtel Barbette et aboutissait tout au long-, par devant, à la rue des Francs-Bourgeois, en ce temps-là encore déserte et mal fréquentée ; d'une part, il attenait au cul-de-sac, que nous savons avoir été autrefois Vallée des Poulies, ou des Arbalétriers, et il s'étendait, d'autre part, jusqu'à la culture Sainte-Catherine, dont il n'était séparé que par un ancien chemin qui devint d'abord la rue Diane, puis la rue des T rois-Pavillons, et, de nos jours, la rue Ehévir. Il consistait, entin, en (( ung grand jardin clos de haults murs, sur partye duquel soute loient estre les maisons d'aumosne, dicte des Francs bourgeois. « contenant ensemblement deux arpents de terre '. »

Lesdites maisons d'aumône furent à l'origine une sorte de retraite hospitalière où, moyennant un prix des plus minimes, un certain

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