‹ Le quartier BarbetteChapitre 94 sur 121 · Ihid.. MM · texte numérisé non relu

Ihid.. MM

:>. Ihid.. MM L39, 1 in. l il. — Suivant le procès-verbal des Criées de 14G4, le jardin des maisons d'aumùne attenail ù ceux de l'hôtel Barbette. Arch. Xnt., S 3072 *. loc. cil.

LE QUARTIER BARBETTE I i ."i

prix de Louage « pour les bonnes femmes qui tiennent et occupent « les dites maisons d'aumosne '. » Le bail d'Etienne Le Sellier

était de neuf années, niais il y renonça avant le temps échu, si bien qu'en L473, lesdites maisons d'aumône se trouvaient louées à plusieurs ■ paouvres personnes » qui eu payaient ensemble 18 sols de

Loyer -'. Deux ans après, il fut reconnu et convenu que les cliemiuées étaienl toutes tendues et à refaire '■'. Jusqu'en L 483, ces maisonnettes rapportèrent le même produit de 48 sols*. De 1499 à 1545, on les voit taxées de i livres 12 sols parisis \ A partir de 1545, il n'en est plus fait mention comme revenu : c'est probablement de cette année que date leur disparition.

Tant que ces asiles subsistèrent, on les nomma tantôt les maisons d'aumône, tantôt les maisonnettes d'aumône, ou bien les petites maisons du Temple. Quant aux malheureux qui y vinrent habiter après les « bonnes femmes ». on les appelait les francs bourgeois, parce que, en raison de leur pauvreté, ils étaient francs. c'est-à-dire libres, exempts de toutes taxes de pauvres, de boues et de Lanternes et de toutes autres impositions de voierie, auxquelles les bourgeois de Paris étaient ordinairement assujettis. D'ailleurs les sergents du Roi et les commissaires de la Ville auraient certainement couru le risque de ne recevoir que des injures et des coups, s'ils eussent jamais tenté de venir chez ces misérables exercer leur charge et réclamer le moindre impôt. Ces francs bourgeois n'étaient, en effet, pour la plupart, que des gueux et de mauvais pauvres, adonnés à tous les désordres et à tous les brigandages. « Le long ■ < du jour, dit Sauvai, ils insultaient les passants ; la nuit, ils étour- « dissaient les voisins par leur tintamarre ; le soir, ils pillaient et « volaient tout ce qui se rencontrait en leur quartier; en un mot. • à toute heure, leur rue et leurs maisons étaient un coupe-gorge, » et un asyle de débauche et de prostitution1'. »

i. Arch. Nat., S :».'is73.

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