‹ Le quartier BarbetteChapitre 95 sur 121 · Ibid., MM I 11 i · texte numérisé non relu

Ibid., MM I 11 i

... Ibid., MM i")i à IG7.

ii. Sauvai, t. I, p. 511.

/> quartier Barbette. 10

1 i6 LE QUARTIER BARBETTE

Les petites maisons d'aumônes n'étaient donc plus qu'une véritable cour des miracles, et le voisinage eut tant à s'en plaindre, qu'on finit par faire droit au vœu général. On lit, en effet, ceci dans un livre de comptes de 1564 : « Les maisons d'aumône qui étaient

« rue des Francs-bourgeois ont été abattues par sentence de la

« police de la Ville, et le lieu annexé au jardin de feu Mgr le garde « des sceaux (le cardinal Jean Bertrand) ' . » Nous allons voir que cette annexion eut lieu en 1555. Néanmoins, toujours au dire de Sauvai, la rue des Francs-bourgeois resta infestée de ces vauriens jusqu'au commencement du xvue siècle, c'est-à-dire jusqu'à l'époque où le quartier s'assainissant, on commença à y revenir et y bâtir de riches habitations ; ils furent alors contraints de céder la place aux honnêtes gens2. Le souvenir de ces hôtes a néanmoins prévalu dans l'appellation définitive de la vieille rue des Poulies, que l'on voit dénommée rue des Francs-bourgeois, dès 1528 3. En 1596, il y demeurait deux gueux, qui passaient le temps à s'exercer à imiter le son des cors de chasse et les aboiements des chiens. Ils en étaient arrivés à un tel degré de perfection, qu'à trente pas on croyait entendre une meute et des piqueurs. On venait de fort loin les entendre comme une des curiosités de Paris 4.

C'est par contrat passé, le 17 février 1555, devant Godart et Maheu, notaires au Châtelet de Paris, que Jehan Bertrand, garde des sceaux, prit « à bail de cens » du grand prieur du Temple « quatorze perches et demye de terres faisant partye de dix-neuf « perches assises à Paris, rue des Poullyes, aultrement dicte des « Francs-bourgeois, èsquelles souloit aveoir treize petites loges,

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