‹ Le Quartier Diplomatique de PékinChapitre 27 sur 33 · MEET · texte numérisé non relu

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oute Had ü nous te qu” il ya eu, en fait, véri iblement violation de l'ambassade des Sov nn hp un pas eu une ie ee mais, .

ontraire, une action sans aucun serupule vers leurs

: diplomatie ù de droit nn déclare : 0 Die è Dons maintenant le cas d’un complot qui se trame dans les murs de l'hôtel, contre la sûreté de l'Etat tr Op hos- pitalier. Celui-ci ne doit pas pénétrer dans l'hôtel i inviolable. Mais, s’il “A pénètre, par certitude que ses soup- Çons étaient largement fondés, l'Etat, dont la légation à subi cet outrage, sera-t-il vraiment en droit de crier au viol et à l attentat, alors que le silence, au moins, | devrait être le premier refuge de sa confusion? DCE).

| Regardons les choses non plus du point de vue juridique, mais du point de vue politique.

- La perquisition se place à un moment où l'opinion en Chine commençait à se retourner contre l’'U.R.S.S. et où les Soviets étaient les ennemis avoués de toutes les autres Nations européennes.

L'initiative de Tehang Tso-Iin nous semble une sim-

(1) R. GENET, op. cit., p. 548.

164 LE QUARTIER DIPLOMATIQUE DE PÉKIN ple manœuvre vis-à-vis du peuple chinois, et surtout visà-vis des Puissances étrangères.

f à = Fr F 3 ; Fe Voïci-ce qu’en pense le Comte Sforza: « Tout cela, ni,

non plus, les instructions militaires, ni-les preuves d’en-

vois de munitions, n’avaient, ne pouvaient avoir, sur les

Chinois, la moïndre influence. Les Chinois regardèrent,

lurent; la moitié d’entre eux sourit, une autre moitié

admira. C’étaient là des tours orientaux, toutes ces

fourberies russes contre les Occidentaux. Pourquoi les Chinois auraient-ils dû se sentir irrités ou dégoûtés ? Fchang Tso-lin, certainement, ne crut pas un seul instant, iorsqu’il ordonna le raid de sa police dans le Quartier des légations, après avoir eu le consentement du

doven ‘du Corps diplomatique, qu'il frappait un grand

coup sur les esprits chinois, avec la publication des

documents russes. L’habile « Tuchun » mandchourien

ne songeait, en réalité, qu’à montrer à l’Europe et aux

Gouvernements occidentaux, quel allié précieux il pouvait être pour la lutte contre le bolchévisme. Car, il faut bien le dire, sa légendaire haïne de tout ce qui est bolchévique n’est guère autre chose qu’un rôle qu'il s’est choisi pour tâcher d’obtenir des appuis militaires et surtout financiers de certains Gouvernements. » co

M. Pergament, en tête de son étude, écrit, d’une

manière exagérée, mais bien compréhensible 'de sa part:

(1) L’Enigme chinoise, p. 143.

LE FN TER REA NE DE à PÉKIN ;

: «€ Ce vre était prêt pour la publication, quand, le 6. avril 1927, en “plein jour et en présence d’un publie nommms une troupe chinoise armée pénétra dans le Quar- tier diplomatique et envahit l’ambassade des Soviets,

dont librement et à loisir, elle. pilla “une. partie. Depuis de moment de cette violation brutale de la franchise de : 0. ‘hôtel de l’ambassade, commence une nouvelle période de l’histoire du Quartier diplomatique à Pékin ».

Nous ne voyons, quant à nous, dans cette intéressante

. affaire, qu’un procédé démagogique de chef chinois, en

quête de l’approbation d’une partie de son opinion

publique, en même temps qu’un épisode caractéristique

des rivalités entre Puissances étrangères et de l’habileté chinoise à les utiliser. 3 $ 3. — La situation de plus en plus anormale du corps diplomatique

Nous avons étudié en détail le Corps diplomatique, dans son rôle relatif au Quartier des légations.

Il est nécessaire de l’examiner ici, brièvement, d’un point de vue politique, les questions politiques dominant et expliquant en partie toutes les autres, et nous don-

nant des indications intéressantes sur la situation pré-

sente.

Le Corps diplomatique à Pékin a toujours eu un rôle politique important, mais délicat, vis-à-vis de la: Chine. Son action a été, d’autre part, rendue plus difficile

encore par des intrigues intérieures, par les rivalités

{ JR ; , SP $ cs SA qui n’ont fait que s’accroître, jusqu’au moment présent.

Si le Gouvernement de l’Empire ne contrôlait déjà pas l’ensemble du pays, avec autant d'efficacité que

dans nos Etats européens, néanmoins le Corps diploma-

tique avait devant lui un gouvernement représentant, au

moins moralement, toute la Chine.

; Seul RE rot : DRE Le Avec la révolution a commencé une période d’insta-

bilité et d’anarchie indescriptible et, en fait, il n’y eut

plus, pendant longtemps, de gouvernement sérieux (1).

Cela a eu des conséquences néfastes et a mis le Corps

diplomatique dans une situation fausse.

Nous ne pouvons mieux faire que citer l’apprécia-

tion du comte Sforza, qui fut ministre d’Italie à Pékin,

pendant plusieurs années : « L'Europe garde à Pékin nn

Corps diplomatique car, désirant l’unité de la Chine, elle |

tient à en maintenir le symbole.

T1 se peut que, pour sauver une apparence, elle des-

serve la réalité. Ce n’est nullement la faute d’honorables chefs de missions, dont la compétence technique est hors de cause, tout autant que le haut caractère moral,

c’est malgré eux qu’ils furent nuisibles, ainsi qu'est tou-

(1) Des actes importants de la vie internationale ont été accomplis par de tels gouvernements :

C’est un gouvernement du Nord, plus ou moins régulier, qui déclara la guerre à l’Allemagne en 1917.

A la conférence de Washington, le gouvernement de Pékin fut seul représenté. Le délégué du gouvernement RÉ RARRERE du Sud se vit interdire l’entrée de la conférence, etc.

ue un organisme qui, sain eri LL.

| | jours nuisible, q même, se voit réduit À jouer un rôle 1 apparence.

E L'action dans le vide des diplomates, non seulement a

été nuisible, moralement, parce qu elle | n’était pas sérieuse, elle a encore provoqué des complications qui, ‘autrement, n'auraient probablement pas surgi. » (1). 2 Depuis 1928, avec le Gouvernement nationalisté de Nankin, la situation s’est certainement amélio orée à ce

point de vue, mais cependant il reste encore à faire dans

Ceres $ Fa nee ne CHR 3 î 2 1 l

“4 ce sens.

Le contrôle réel Fi autorités suprêmes de l'Etat est

— parfois encore assez faible et sujet à à variations.

L'autre cause de difficultés ne au sein même au Corps diplomatique : c’est la rivalité politique des Puis- sances entre elles.

Cette rivalité, nous Vavons vue apparaître AA DA : en longtemps, et, Le son début, la Chine sut en tirer

parti. Sn ME

Mais, aujourd’hui, 1e fossés. se sont encore creusés,

(1) L'Eniqme chinoise, p. 171 et 169.

Le Comte SFoRZA constate qu’au point de vue en et

les ministres étrangers à Pékin ont surtout à attendre des

déceptions:

« Ils ne pourront pas manquer de penser, comme à une.

délivrance, à l’éventualité d’avoir à quitter, pour de vrais grands postes politiques, . une devanture de théâtre, où ils

sont obligés au pire des tourments: avoir à écrire, à chaque

courrier, sur des hommes et des choses dont on sait que dans six mois ils ne seront que des ombres, remplacés par

des hommes et des événements tout aussi évanescents >».

Op. cit., p. 172.

les dissensrons des nations étrangères “entre elles sont

caractéristique de l’époque actuelle.

Elles expliquent presque entièrement, à elles seules,

les gains ‘de la jeune Chine sur l'étranger, gains qui

n’ont pas été enlevés de haute lutte, mais qu'il a suffit

de saïsir.

Lés faits capitaux, par leurs conséquences à ce point

de vue;:sont la guerre et la révolution russe; nous les

avons déjà décrits.

Sans parler de l’impression morale qu'ils ont faite sur les Chinois, ils ont rendu la situation du Corps diplomatique de plus en plus précaire. Mid

L'Allemagne fait en Chine une politique purement

personnelle.

L’U.R.S.S. a agi énergiquement et ouvertement

comme ennemie des Etats «capitalistes ».

Le Japon, les Etats-Unis, l’Angleterre, poursuivent des buts absolument différents.

Ces divergences ont amené. au sein du Corps diplomatique, des groupements variés.

À un certain moment, le doven légal était le représen-

tant de l’U.R.S.S., qui avait, alors, seul, rang d’am-

bassadeur. Ses collègues, ayant des intérêts par trop.

différents, lui laissèrent ses prérogatives, seulement pour les formalités purement protocolaires, et Ini enle-

vèrent la possibilité de toute autre initiative, en créant

x À QUARTIER DIPLOMATIQUE DE PÉKIN. eos

. des. « FT oueee si nn du ont de 1901 »

(dont l'Allemagne est exelue aujourd’hui).

C’est ce groupement seul qui s ’oceupe Fa questions

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