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RELATIONS JUSQU'A LA GUERRE DE L'OPIUM

es LE l’ont à peu près ignorée.

es Romains ) ont bien commercé avec ce pays. d’où provenait la soie, mais. indirectement. Pendant des siècles les souverains de l’Iran, étape entre là Chine et l’Europe, ont cherché à conserver le. monopole du es trafic: « C’est là, en grande part, la cause de l’igno- | rance mutuelle où sont restés si longtemps les peuples d "Europe et ceux d’Exträme-Orient. ». (2):

Ep +

(1) C'est aux Romains que lon doit Je nom de Chinois dun (Sines), du nom de la dynastie Tsin. Me | «000

(2) Maspero. — La Chine, t. I, p. 86. | me Sur les relations de la Chine ancienne on peut consulter DE les ouvrages suivants:

A. BERTHELOT. — L’Asie ancienne, orientale et DE Pi tale, d'après Ptolémée. Paris, 1930.

; REINAUD. — Relations politiques et here de l’'Empire romain avec l'Asie orientale. Paris, 1860. Dans notre exposé historique, extrêmement sommaire, nous ne pouvons renvoyer à tous les ouvrages intéressants existants. Indiquons ici, d’une façon générale, qu’on peut se reporter à la bibliographie très complète qui figure dans le livre de M. ESCARRA: La Chine et le Droit international, page XII. ;

Les Européens ont été poussés vers la Chine par deux motifs: la religion et le commerce.

Les Nestoriens les premiers, condamnés comme hérétiques et proscerits par les empereurs de Constantinople, se rendent en Perse, puis de là dans l’Inde et jusqu’en Chine, où, au xrrr° siècle, ils ont déjà douze églises et un patriarche résidant à Khan-balik. TA

À la suite des invasions mongoles en Europe, Inno: cent IV envoie en 1246 une mission de Dominicains et une de Franciscains (Jean de Plan Carpin). La mission franciscaine, la seule arrivée à Kara-Korum, est mal accueillie par l’empereur Gayouk qui fait au pape une arrogante réponse: « … Toi, en personne, à la tête des rois, tous ensemble, sans exception, venez nous offrir service et hommage. »

Saint-Louis, en 1250, adresse deux ambassadeurs: André de Lonjumel, puis Guillaume de Rubrouck, sans plus de résultat. Le dernier peut voir que, déjà, quelques marchands et aventuriers sont parvenus en Chine. Le plus célèbre par ses écrits, Marco Polo, devint même « légat enquêteur secret » de l’empereur Koubilaï.

En 1293, envoyé par le Pape Nicolas III, arrive à Pékin le franciscain Jean de Monte-Corvino qui introduit officiellement le catholicisme et devient, en 1307,

archevêque de Khan-balik et primat d’'Extrême-Orient.

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Les missionnaires deviennent influents, le christianisme

se répand, si bien qu’en 1336, l’empereur Chouen ti {mongol) organise. une ambassade qui est reçue avec les ke plus Au honneurs en Avignon, par le Pape Bek noit 3 fr

| Malheureusement, tous ces chorts sont complètement anéantis, les chrétiens sont dispersés, en 1364, à l’avènament de la dynastie chinoise des Ming. À ce moment, d’ailleurs, les conquêtes du Turc Tamerlan édifient entre l’Europe et la Chine une barrière infranchissable. |

Les relations ne sont reprises qu'après les découvertes des routes maritimes (Vasco de Gama, Cap de Bonne-Espérance, 1497; Magellan, Cap Horn, 1520). C’est à partir de cette époque que les rapports commerciaux vont se développer et que la Chine ne sera véritablement plus isolée.

LES PORTUGAIS débarquent à Canton en 1518.

Leurs procédés brutaux soulèvent les indigènes qui les chassent. Ils ne peuvent rester qu’à Macao, d’où, à partir de 1578, ils sont de nouveau autorisés à commercer avee Canton. Ils rendirent d’ailleurs des services aux souverains Ming contre les Mandchous et conservèrent longtemps le premier rang parmi les commerçants occidentaux.

En 1621, LES ESPAGNOLS, installés aux Phihp-

pines, gagnent aussi la Chine, mais la pénètreront

surtout par. leurs missionnaires.

LES HOLLANDAIS cherchent à se créer dans l’Empire du Milieu une situation importante. Déjà établiaux îles de la Sonde, ils veulent évincer de Chine les Portugais. Ceux-ci toutefois, solidement fixés à Macao, conservent leur prépondérance. |

Les Portugais ne devaient être supplantés que. par LES AN GLAIS, à partir du xvur° siècle. Ces derniers apparaissent seulement en 1634 avec John Wedel qui demande à conclure un traité de commerce au nom de Charles I. Une longue rivalité commence alors entre Porturee et Anglais et la place de ceux-ci ne va cesser de grandir. UE

En 1702, est créée la « United Company of merchant trading to the East Indies », qui eut le monopole du commerce anglais jusqu’en 1834, fut soutenue avec vigueur par la Grande-Bretagne, mais rencontra beaucoup de difficultés dûes aux Do et aux Chinois.

Un directeur de la Compagnie, Flint, ayant voulu se rendre à Pékin est emprisonné et les difficultés croissantes décident l’Angleterre à envoyer d'importantes ambassades à la Capitale. |

Celle de Lord Macartney, prescrite par Georges ITI, en 1792, passe un an en Chine et est bien accueillie à

Pékin, mais l'Empereur considère le roi d'Angleterre

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% comme un nouveau tributaire et aucun résultat an est CE 2 atteint.

La réponse ‘de K’ien- te au roi Georges est bien

| révélatrice de la mentalité chinoise de l’époque :

kr e « to) Roi, vous qui vivez au delà de tant de mers, VOUS

| m'avez ‘envoyé une ambassade qui m'a respectueuse-

Ë ment présenté vos demandes; vous avez été conduit à |

cette démarche par l’humble désir de prendre part aux | bienfaits de notre civilisation...

» Prenant en considération le fait que votre ambas-

à Hadèur et son expert viennent de si loin avec votre requête et votre tribut, je leur ai témoigné ma haute

faveur en leur permettant d’être introduits «en ma pré-

sence..

» Quant à votre demande d’accréditer un de vos na-

tionaux auprès de ma Cour Céleste afin qu’il puisse

| surveiller le commerce de votre pays avec la Chine,

cette demande est contraire à tous les usages de ma

dynastie et ne peut être prise en considération. Il est vrai que des Européens au service de ma dynastie, ont reçu la permission de vivre à Pékin, mais ils sont obligés d’adopter le costume chinois, sont strictement confinés dans un quartier spécial et il ne leur est pas permis de retourner jamais dans leur pays. Vous connaissez sans doute nos règlementations dynastiques. Votre

envoyé à ma Cour ne pourrait être placé dans une posi-

tion similaire à celle des fonctionnaires européens à

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