‹ Le Quartier Diplomatique de PékinChapitre 4 sur 33 · ETC · texte numérisé non relu

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. Pékin, qui ont la prohibition de quitter la Chine et d’un autre côté, il ne pourrait lui être accordé la liberté de mouvement, ni le privilège de correspondre avec son pays. Sa résidence parmi nous ne vous serait donc d'aucun profit.

» De plus, notre Céleste Dynastie possède de vastes territoires ainsi que des dépendances qui nous envoient à déjà des tributs. Le Ministre des Etats Tributaïres s’en occupe; il veille à leurs besoins, il exerce sur tous ces pays un contrôle sérieux. Il serait complètement impossible de les laisser agir par eux-mêmes. En admettant que votre envoyé vienne à notre Cour, sa langue'et son costume différent de ceux de notre peuple, on ne saurait comment agir avec lui.

» En supposant que j’envoie un ambassadeur résider dans vos contrées, comment pourriez-vous faire pour lui les arrangements nécessaires? Et si les autres pays qui forment l’Europe se mettaient à me demander un ambassadeur, comment pourrais-je refuser après en avoir envoyé un dans vos îles, et comment pourraïs-je consentir? Tout cela est matériellement impossible...

» Si vous me soumettez que votre but est de surveiller votre commerce en Chine, on doit vous faire remarquer qu’il y a déjà de longues années que vos nationaux ont toute liberté pour faire du commerce à Canton... Ceci est ma réponse à votre requête de. nommer un

ambassadeur près ma Cour. J’ai par conséquent donné

ordre que les porteurs de vos tributs prennent la-voie du retour. Respectez ces sentiments, soyez toujours loyal envers ma dynastie... » (1).

Tenaces comme toujours pour leurs intérêts, les Anglais décident l’envoi d’une nouvelle ambassade à Pékin, mais celle-ci, dirigée par Lord Amerst en 1816, a lieu en pleine période de xénophobie et se voit congédiée sans même avoir été reçue par l'Empereur.

La Compagnie des Indes, au milieu de difficultés de toutes sortes, fait cependant des affaires prospères (spécialement par l’exportation du thé et l’importation de l’opium de Bénarès) mais c’est tout. Elle disparaît en 1834 sans avoir eu d’influence intellectuelle, morale ou civilisatrice. |

Pendant ces assauts par mer, LA RUSSIE, après plusieurs conquêtes vers l’est, cherche à pénétrer la Chine par terre.

En 1653, le Tsar Alexis Mikhaelowitz expédie à Pékin

(1) Voir le texte complet dans l’Enigme chinoise, p. 11.

Après avoir constaté que ce document exprime les sentiments de toute la Chine « avec une dignité et une ignorance sans égales », le Comte Srorza conclut: « En réalité, seul connaît la Chine, ou connaît de la Chine le peu qu’il est possible d’en comprendre, l’'Européen qui, lisant le rescrit de K’ien-long, au Roi d'Angleterre, se rend compte de la bienveillance et de la patience sans pareilles, dont l’'Empereur Mandchou fit preuve le jour où il répondit au maître de Lord MACARTNEY. Toute la pensée chinoise y est, la pensée de toujours: s’il y a quelque chose d’exceptionnel, c’est la bonté avec laquelle l'Empereur a daigné s’abaisser pour tâcher de se rendre intelligible à un Barbare »: :

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