‹ Le Quartier Diplomatique de PékinChapitre 7 sur 33 · EN RESUME · texte numérisé non relu

EN RESUME

DANS LES FAITS, jusque vers 1880, les Puissances

ont une attitude relativement modérée; leur action est exempte d’esprit de conquête, malgré leur recours à la guerre (1840-1858); leur principale ambition est de faire ouvrir la Chine et d’obtenir des traités de commerce.

A partir de la convention de Tché-Fou, se ol jour

une idée de conquête et après la guerre sino-japonaise

et le traité de Simonoseki, l’Empire devient matière à conquête commerciale, et même territoriale. «C’est la grande époque de l’exploitation, l’ère des entreprises individuelles, des syndicats, des sphères d'influence.

Une concurrence effrénée s'engage » (1).

(1) M. DE LAPRADELLE. — La Question Chinoise, Revue générale de D. I. P., 1902,

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La Chine, : par contre, veut rester fermée et cherche à résister. | |

EN DROIT, devant ces coneptions opposées, quels est la juste solution?

Doit-on penser « bien que les conditions de la vie moderne mettent inévitablement les Etats en commu- nication les uns avec les. antres, le refus d’un Etat d’entrer en relations avec les autres nations, ne saurait être considéré comme contraire au Droit international. L’isolement en lui-même ne lèse aucun Etat; c’est un mauvais procédé, mais non une violation du Droit » (1) ou plutôt « la véritable situation des Etats dans le commerce international est une situation d interdépendance. (2) »? | Etant considéré que la Chine offre un champ d’action industriel et commercial exceptionnel (3), il semble que l’on pouvait dire justement: « En refusant de s’ouvrir à la pénétration pacifique, la Chine outrepasse son droit; en prétendant y contraindre par l’empiètement, c’està-dire par la conquête, l’Europe dépasserait le sien. Le repos du monde, la paix des Etats et l’harmonie des

forces économiques ne sauraient se, ose que dans le

(1) Faucnizce. — Traité de D. I. P., 1922. T. I, p. 481.

(2) PrLLET. — Recherche sur les droits fondamentaux des Etats. Paris 1899.

(3) « La Chine est un pays aux ressources naturelles immenses et encore peu exploitées. Sa population énorme représente une puissance de consommation sans rivale au monde », Père R. JoüoN; Géographie de la Chine, p. 52.

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droit. Mais le droit ne peut pas plus admettre le sacri-

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fice de en ne des Etats que 1 exagération de

celle-ci. Obtenir de la | Chine qu’elle s’ouvre et de l'Eu-

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Quai qu'il fn soit, an point de ue prafiane ef positif du Droit international et de la Diplomatie, ce qui caractérise la situation existante, ee est son extrême com-

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plexité: « Propeblement nulle part ailleurs dans le

monde n 'existe un pareil mélange de. droits territoriaux

et de privilèges et accords étrangers, d'en ORAN MORT LES à NUE SUIS SAR SNCETERE GS HR BE AS purement politiques et de concessions | économiques e et INSEE LI CURSUS MO OT RAI TON ARE PQNUEE SION

financières, d’intérêts étrangers en conflit lun ayec

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l’autre, et avec ceux de PEtat nominalement 5 souve-

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Quant aux RELATIONS DIPLOMATIQUES, elles

ont été a d’ abord intermittente, nouées à différents points

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de l'Empire, avec des autorités diverses.

Elles se fixent et fonctionnent à partir de 1860 dans

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