Cf. supra, pages 15 et 14, Hôtel Desvieux
Il l'habitait encore quand, par contrat du 1% février 1792, passé devant M° Mathieu, son épouse et mandataire, Marie-Angélique Desvaux vendait l’hôtel à Jean-Baptiste-Louis-Anne-Adrien Le Roy de Camilly, un des administrateurs de la Caisse d'Escompte, payeur de rentes à l'Hôtel de Ville.
À la requête des créanciers de ce dernier, et suivant procès-verbal dressé par M° Lefebvre de Saint-Maur, notaire 4 Paris, le 24 prairial an VII, la maison n° 47 fut mise en vente et adjugée à Joseph- Alexandre Barillon et Françoise-Marguerite Chassy-Poulet, sa femme. Celle-ci, devenue veuve, la transmit après son décès à son fils, François-Sophie-Alexandre Barillon, et Marie-Félicie Margantin, son épouse, qui l’échangeaient, par contrat passé devant Noël, les 26-27 juin et 6 juillet 1846, contre les n°5 27 et 27 bis de la rue Neuve-de-Luxembourg, avec les Casimir Périer :.
Marie-Cécile-Laurence-Pauline Loyer, veuve de M. Casimir Périer *, propriétaire du n° 47 pour l’usufruit, d’une part; son fils Auguste-Casimir-Victor-Laurent Périer >, pour la nue propriété, d'autre part, et Camille Fontenillat, son épouse, mirent en vente le n° 47, et par contrat passé devant Ms Huillier et Noël les 26 juin, 2, 6 et 7 juillet 1846, Jean-Jacques TEL
Ce Pasturin, ancien avoué, avait fondé le 7 mars précédent une société : La Copropriété, dont le but était d'acheter des immeubles dans Paris, en chargeant Pasturin de leur gérance et administration. Pasturin avait donc agi en qualité de gérant de la dite Sociétés
Mais bientôt le désaccord survint entre les actionnaires. Une certaine Louise-Joséphine Kesler, veuve en premières noces de Michel-Frédéric Levaillant et épouse en secondes, de Théogène Bouge, requit contre Pasturin, et l'immeuble n° 47 fut mis en vente à l'audience des criées du 10 août 1850. Après une première adjudication à Louvaire de Barthélemy, et surenchère de Maria-Carmen- Victoire Moreno, veuve d’Alexandre-Joseph-Marie-Léon-Pierre-Paul- Raimond-Louis-Gonzague Aguado, marquis de Las Marismas del Guadalquivir ‘, au nom de son fils mineur le omte Aguado, surenchère validée par jugement du 19 décembre, l'immeuble était remis en vente et adjugé, le 6 février suivant, au vicomte Onésippe- Gonsalve-Jean-Alexandre-Olympe Aguado.
Le 10 juin 1865, le vicomte Onésippe Aguado, et sa femme Émilie-Claire Mac Donnel, veuve en premières noces d'Alexandre- Marie-Jean-Manuel Aguado, marquis de Las Marismas del Guadalquivir ?, vendaient le n° 47 aux époux Gripon-Sordet-Friry, que l'on retrouvera au n° 49 et qui réuniront à nouveau les deux immeubles.
ie Pasturin s’en rendait acqué-
Quant au n° 49 actuel, nous l'avons laissé au moment de la succession de Claude-René Cordier de Montreuil. Sa fille Anne-Prosper Cordier de Launay, qui l'avait recueilli au partage, épousa le 17 octobre 1736 Jean-François-Joseph Comte de Toulongeon, futur brigadier des armées du roi. Suivant l'acte de « délaissement » passé le 10 mai 1783 devant le notaire Boissel, après le décès d'Anne Cordier, le fils aîné de cette dernière, Hippolyte-Jean-René, marquis de Toulongeon d'Inskerque, maréchal de camp, ayant renoncé à ses droits à la succession, reçut de ses frères en compensation, « la maison sise à Paris rue Neuve-de-Luxembourg (n° 49 actuel) pour le dit seigneur, ses héritiers et ayant cause, jouir, faire et disposer en toute propriété, et en commencer la jouissance à
. Ces origines sont communes avec le no 55 du Bé de la Madelei + Décédé à Paris le 16 mai 1832, après avoir été ministre de l'Intérieur en 1831. + Il prit, à partir de 1873, le nom de Casimir-Périer, et fut le père de l’ancien président de la République.