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Mention portée au bail cons ide de Me Poisson suc

ti par Louis-Gaspard à Talon, le 20 novembre 1788

cf. plus loin seur de Thion de la Chaume).

s'agir, en tout cas, que d’une mort tragique, l’acte de décès, conservé aux archives de la Seine, ayant été dressé par jugement

Extrait du registre des actes de sépulture de la paroisse Saint-Germain l’Auxerrois pour l’annés 1792. Le dix août au d. an, est décédé Louis-Gas. pard Letellier, mari de Marie-Catherine-Françoise Yvonnet, suivant un jugement du premier arrondissement du 30 janvier 1793, l’an deuxième de la République, par lequel la d. Marie-Catherine-Françoise Yvonnet, veuve Letellier, a été autorisée à faire faire mention sur ce registre ; le d. jugement enregistré à Paris le 31 janvier mois et an susdits, signifié par Imbert huissier.

La Révolution allait apporter un certain trouble dans la jouissance de cette propriété, que l’on trouve désignée, alors, sous ie n°6- 678. La maison était en 1786, au moment de l'inventaire et de l'état de réparation dressé par l’architecte-expert, occupée par le prince Galitzine *. Elle fut louée ensuite en totalité par Louis-Gaspard Letellier, suivant actes passés par le notaire Thion de la Chaume, le 20 novembre 1788, au conseiller Antoine-Omer Talon, à dater du 1% avril 1789, moyennant un loyer annuel de 12.000 livres : 8000 pour la maison et 4000 pour le mobilier. Talon émigra, et l'immeuble fut administré comme bien national. Le 19 nivôse an 3, paraissait sur les murs l'affiche suivante ;.

gistrement et des domain Du 19 nivôse l'an 3° de la République une et indivisible. Biens nationaux à louer, de la nature de ceux mentionnés à l’art. III de la loi du 25 décembre 1790 (vieux style).

Agence nationale de l’enres;

Maison sise rue Florentin, n° 678 ou 6, section des Tuileries, appartenant aux mineurs Le Tellier et louée à l’émigré Talon pour neuf années consécutives qui expireront le 12 germinal an 6° de la République, moyennant 12 000 livres par an (restant de bail : trois années).

Pour entrée en jouissance le 12 germinal prochain.

Une deuxième affiche fut apposée le 27 nivôse ; une troisième, le 29 ventôse. Un certain Carlet se présenta et se rendit adjudicataire du bail de « l'émigré Talon » pour la partie restant à courir; mais il passa, le 19 germinal, déclaration au profit du citoyen Simoneau e Roy, épicier, qui se proposait d'établir dans l'immeuble un dépôt d’eau-de-vie, d'huile et de matières inflammables. Au nom des mineurs Letellier, leur tuteur Jean-Baptiste Jullien rotesta et demanda la résiliation du bail, arguant de ce « qu’un pareil établissement peut être aussi dangereux pour le voisinage que pour la maison qui peut être dégradée ou incen que l’adjudicataire n'avait pas, de son loyer.

iée », et du fait autre part, payé les six mois d'avance

Le dossier des Archives de la Seine contient toute une série de pièces de l'an 3 : arrêtés, ordre d’expertises, envisageant, outre la résiliation, de mettre les réparations locativ a charge de la République ». Le rapport d'expert précise que l’entresol, le premier et le second étages sont composés de trois grandes pièces sur la rue et de trois pièces sur la cour ; plusieurs chambres de domestiques au troisième, et au-dessus, chambres et garde-meubles. Dans le bâtiment sur cour, l'entresol et le premier étage étaient composés de sept pièces environ, dont cinq à cheminée, avec six autres en retour; le deuxième étage comprenait sept pièces ; les écuries pouvaient contenir de 12 à 14 chevaux. L'état constate un certain nombre de carreaux « cassés par l'explosion de la poudre de Grenelle » (sic #). La résiliation du bail fut consentie par arrêté du bureau des domaines le 19 prairial an 3.

Le n° 7 de la rue Saint-Florentin — c'était alors, on s’en souvient, e n° 6 — eut vers cette époque, un locataire moins dangereux que

cà

lon appartenait à la branche cadette d’une famille de magistrats, dont

1. Archives de la famille de L 2. Antoine-Omer le plus célèbre fut Omer Talon, deuxième du nom, mort en 1652, et que la droiture de ses fait regarder comme l’oracle du barreau. Antoine-Omer, qui habitait, à la

s, propriétaire du n° 9)

jugements avait Siguature du bail, son hôtel de la rue de Thorigny, hérita d'une maison rue Chanoinesse (Lefeuve 1v, 591), mais perdit sa part hé France, il fut emprisonné pendant trois ans aux îles

la suite de son émigration. De retour en Sainte-Marguerite, sous prétexte d'intrigues

royalistes, et, la raison quelque peu ébranlée par en 1811. Il eut une fille, Zoë-Victoire, née le 25 août 1785, qui devint Comtesse du Cayla et l'amie de Louis XVIII.

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