Archives de la Seine. Domaines
4. 11 s'agit de l'explosion de Ia poudrière de Grenelle le 21 août 1794.
tte détention, mourut à Gretz (S.-et-M.)
l'épicier Simoneau. Ce fut Jacques Deschamps, le père d'Emile et d'Antoni. Jacques Deschamps se trouvait au n° 6 de la rue Saint- Florentin, dès l’année 1799. Il y mourut, après le changement de numérotation, le six mai 1826, ainsi que le précise son acte de
déc
Dix huit mai mil huit cent vingt six à dix heures du matin. Actes de décès de S. Jacques Deschamps né à Bergerac (Dordogne), âgé de quatre-vingtcinq ans, ancien administrateur des domaines, veuf de dame Marie de Maussabré, décédé avant-hier, à six heures du soir, rue St-Florentin n° Constaté par M. Claude-Antoine Thory, adjoint au maire du premier arrondissement de Paris, sur la déclaration des sieurs Alexandre Soumet, membre de l’Académie Française, Verte n° 30, Alexandre Guiraud, propriétaire, âgé de trente-sept ans, demeu-
igé de trente-huit ans, demeurant grande rue
rant rue Mondovi n° 5, lesquels ont signé avec nous après lecture faite ".
Le salon de Jacques Deschamps, auquel M. Henri Girard a con-
sacré des pages très vivantes *, réunissait « toute une cour de jeunes poëtes ». D'humeur railleuse, d’un esprit vif, le maître de maison aimait la société de Parseval-Grandmaison, de Baour-Lormian et de Brifaut. Ce Salon, Emile Deschamps l’évoqua dans une chronique ;, et Adolphe de Saint-Valry en faisait le titre d’une poésie :
Émile, eut le rare bonheur
Car votre père, De voir un siècle mûr et le nôtre en sa fleur
Le 23 février 1810, un partage sous seing privé attribuait à Louise-Adélaïde Letellier, épouse de René Gravier, la maison du n°7, « provenant de la succession de Louis-Gaspard Letellier, son père * ». Pierre-René Gravier mourut le 2 mars 1818. Sa femme le suivit deux ans après, le 21 mars 1820, mais ayant, avant sa mort, le 21 février, vendu l'hôtel à Louis-Joseph-Bruno Delanoue, ancien marchand de bois, et Marie-Thérèse Depille, sa femme.
On a écrit, mais à tort, que la maison avait appartenu au duc de Morny. La vérité est tout autre. Lorsque le fils de la reine Hortense et de Charles de Flahaut, vint en 1829 habiter, avec sa grand’ mère, Me de Souza, le n° 7 de la rue Saint-Florentin, une amie de celle-ci, Mme Devaines, venait précisément d'y décéder 5. Mme de Souza avait dû se résigner « à quitter pleine de regret son hôtel de la rue de la Ville-L'Évêque pour des raisons de famille et d’argent » — Sans Auguste (qui n’était pas encore le duc de Morny, car il avait quinze ans), je me retirerais à la campagne, d -elle. — Mn de Souza arriva donc rue Saint-Florentin comme locataire. Avait-elle été attirée par le décès de Mme Devaines, ou mieux encore par le voisinage de cet hôtel Talleyrand, situé au n° 2, et le souvenir des amours qui l'avaient unie au futur prince de Bénévent, alors qu’elle était Mme de Flahaut € ?
En 1832, l'immeuble passa aux héritiers Delanoue: Louis-Étienne et Marie-Joséphine, femme Thierry. Loui Étienne Delanoue étant décédé le 14 février 1851, Marie-Joséphine devint seule propriétaire. À sa mort, survenue le 14 février 1855, la maison passa aux enfants Thierry-Delanoue. La succession fut liquidée le 3 mars 1856, et la maison échue à Marie-Elisa-Jeanne, femme d'Henri Estienne. Depuis
cette époque, elle n’est plus sortie des mains de la famille de M. Estienne, le propriétaire actuel 7. Celui-ci conserve chez lui deux
ançois Parrocel : amours
grands tableaux attribués Joseph-lgnace voltigeant autour de grands vases, qui se trouvaient dans le salon de la rue Saint-Florentin, et auraient été exécutés vers 1763.
1. Archives dela Seine, extrait du registre des actes de décès de l'an 1826. Premier arrondissement.
2. Henri Girard, Em aps, 2 vol. in-8, Paris, 1921, t. I, pp. 23 à 25. Cf. n 6 «au citoyen Deschamps administrateur de lar
lorentin no 6 ».
la lettre adressée le 27 frimaire &
registrement, ru
3. Emile Deschamps, au début de son mai continua lui-même d’habiter che:
père, rue in, avec sa jeune femme dont la g
grâce et l'intelligence av
immédiaten
Élisabeth Racine, épouse de M. Jean Devaines (Reg. de la paroisse de la Madeleine). 6. Elle avait épousé M. de Souza, le et sa famille, Paris, 1914, in-8.
us remercions tout partic laquelle il a bien voulu nous accueillir.
17 octobre 180: André de Maricourt, Mme de
rement M. E
ienne de la bonne grâce charmante avec
PALAIS-ROYAL or
L'hôtel est loué aujourd’hui au couturier Jean Patou. Dans le grand salon, précédemment occupé par M. Droz, avec ses dessus de porte en ronde-bosse aux sujets mythologiques, comme dans la pièce qui suit, aux médaillons en grisailles, ou dans le salon d’essayage aux dessus de portes en stuc ', les élégantes du xx*siécle aux cheveux courts, à la silhouette fine, ont remplacé les perruques s et les robes à paniers des premiers locataires.
Immeuble portant le n°
L'immeuble qui porte aujourd’hui len° 9 de la rue Saint-Florentin possède la même origine que le n° 7, c'est-à-dire l'achat de terrain par Louis Letellier et la construction, à la suite de l'alignement de la rue de l'Orangerie et de la vente par la ville des anciens ja dins de l'hôtel de Chiverny. Mais, à la suite du partage qui suivit la mort de Pierre-Louis-Letellier *, le n° 9 actuel qu’il avait reçu de son père, venait échoir à sa sœur Jacqueline-Esther Letellier, qui décéda en brumaire an XII, laissant pour héritie
Pour une moitié, Catherine Letellier, veuve de Jean-Louis Pierre Caqué, sa sœur;
Pour l’autre moitié, ensemble :
Louise-Adélaïde Letellier, fille de Louis Gaspard, femme de René Gravier, qui deviendra propriétaire du n° 7;
Catherine-Louise-Charlotte Letellier, femme de Louis-Benoît Fouques Duparc;
Louis-Alphonse Letellier, élève de Girodet, et qui sera, plus tard, membre de la Commission des Beaux-Arts de la ville de Paris 5.
A la suite d’un acte de partage, le 3 août 1816, la veuve Caqué demeura seule propriétaire. Elle avait eu une fille, Catherine-Esther Caqué, qui épousa Joseph-Antoine Froidefond du Châtenet, et mourut, avant sa mére, le 11 juillet 1824.
Après la mort de la veuve Caqué, postérieure à l’année 1829, Catherine Letellier figurant encore sur un acte de cette époque, l'immeuble revint à Louis-Xavier Froidefond du Châtenet et Antoine- Xavier Froidefond de Bellisle.
Ce Froidefond de Bellisle, auditeur, puis maître des requêtes au Conseil d'Etat, fut témoin au mariage de la fille aînée de Sophie Gay avec Joseph de Canclaux, puis à celui d'Elisa avec le comte O'Donnel. Il était, d’ailleurs, un familier de la maison Gay, rue des Mathurins, ce qui ne l’'empéchera pas d’avoir avec Sophie un interminable procès que celle-ci finira par gagner *.
Le 25 juin 1836, Emmanuel de Las-Cases, qui, avait autrefois accompagné son père à Sainte-Hélène, se rend adjudicataire de l'immeuble. Emmanuel de Las-Cases décéda le 8 juillet 1854, laissant pour héritier Jean-Marie-Barthélemy de Las-Cases, à qui la maison appartenait toujours, au moment de sa mort survenue le 9 novembre 1923. L'immeuble est resté indivis entre ses cinq enfants 5.
s l'hôtel du n° 9 de la rue Saint-Florentin eut également un e illustre, le maréchal de Ségur, qui non seulement y logeait en 1768, mais y eut ses bureaux de la Guerre de 1787 à 1787 inclusivement. On peut l’affirmer sans crainte car les archives de la famille de Las-Cases conservent le bail du marquis, ou plutôt un état de lieux fait à l'époque où le marquis de Ségur n’était pas encore ministre. Ce précieux document débute ainsi :
État d’un hôtel sis à Paris rue de l’Orangerie loué par bail passé devant Me (en blanc) à Mr le M5 de Ségur, lieutenant-général des armées du Roy et appartenant à M. Le Tellier, entrepreneur des bâtiments du Roy. Arrêté double entre M. de Ségur et M. Le Tellier, le 14 juin 1768.
1. Grand vase cantonné de sphynx, dont on retrouve des motifs analogues à l'hôtel de Hollande (cf. Vieux Hôtels de Paris, XN 2. Pierre-Louis, on l’a vu dans l’acte de décès de son pèr Louis-Ga 3. Louis-Alphonse décéda le 14 mars 1830 au no 13 de la rue Roy 1. Cf. He
pp. 191 et 207, 2 vol., Émile Paul,
e, planche r4et ci-dessus note 1, p. 20).
€, était fils de Louis et frère de rd
Malo, Une muse et sa mère, pp. 102 et 112, et La gloire du Vicomte de Laund)s
5. Nous adressons tous nos remerciements à M. du Clos Cases, qui a bien voulu nous permettre de consulter les archivi
gendre du marquis de Lasde sa famille.
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