‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 10 sur 151 · LES MARCHANDS · texte numérisé non relu

LES MARCHANDS

Belle matinée de dimanche. Dix heures. Et le jardin est plein ! Que sera-ce tout à l'heure ?

— Belle montre, et peu de rapport. Ils ne viennent que chercher des nouvelles.

— Bah ! quand on sait s'y prendre !

GONCHON, aux marchands.

mes enfants, remuons-nous, remuons-nous ! Ce n'est pas tout de faire bien ses affaires. Il faut les faire, cela s'entend. Mais il faut aussi être hons patriotes. L'œil au guet, morhleu ! Je vous préviens que cela mijote.

I \ M \li< Il wi>.

Vous savez quelque chose, monsieur Ronchon?

GONCHON

attention ! Le grain approche. Tout le inonde poste! Et quand le moment sera venu, chauffez-moi idiots, et braillez avec ensemble...

I \ M irchand.

Vive la Nation !

BON, lui donnant une bourrade.

Veux-tu te taire, imbécile !... Vive le due d'< Orléans

. tu peux crier les deux. L'une fera passer I autre.

CAMILLE DÉSMOI LINS, sortant «l'un tripot int et

touillant.

Plumé! ils m'ont tout pris! Je te l'avais bien dit.

Camille, tu vaste faire voler. Te voilà content! C'est fait. Eh bien, ce n'est donc plus à faire. Je prévois toujours les sottises que je ferai. Mais, grâce à Dieu, je n'en manque pas une... J'ai toujours tué deux heures. Le courrier de Versailles est-il enfin arrivé ? Ah ! le coquin! Ils. s'entendent tous comme larrons en foire. On meurt d'impatience à attendre sa venue. Les tripots vousfont signe : on entre pour passer le temps. 11 faut bien s'occuper les mains et le reste. Les cartes et les filles ont été faites pour cela. Elles savent vous soulager de l'argent inutile. Mes poches ne pèsent plus guère. Qui veut voir une bourse toute neuve? Aga ! il n'y a pas une pièce!

LES FILLES, se moquant de lui.

« On t'y ratisse, tisse, on t'y ratissera. »

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