‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 115 sur 151 · MM · texte numérisé non relu

MM

Ripert

Lugné-Poc

Damoye

Dessonnes

Hérouin

DAvançon

Saillard

Beaiuluit

Buisson

>"yson

Mathieu

PERSONNAGES

QUESNEL, commissaire de la Convention. Soixante ans. Gros sanguin, goutteux, marchant péniblement ; les traits bouffis l'air assoupi, mais l'œil vif et dur, avec de brusques éclats de colère.

TEULIER, commandant, membre de l'Académie des Sciences. Quarante ans. Froid, correct, soigné, boutonné de la tête aux pieds dans une grande redingote, avec les trois couleurs ; les cheveux très courts. Très grand, très droit, l'air d'un puritain énergique, et, par moments, fanatique; parlant de façon tranchante, sans gestes.

VERRAT, commandant, charcutier. Même âge. Rouge de peau, cheveux très blonds, taillés en brosse ; énorme tête ; grosses oreilles avec des anneaux ; athlétique ; large dos ; mains poilues aux doigts rongés. Débraillé, tonitruant, sacrant, frappant du poing en parlant.

D'OYRON, commandant, ci-devant. Cinquante ans. D'une mise recherchée, qui contraste avec les autres ; les cheveux longs et. poudrés; maigre, petit, pincé, ironique et- hautain.

CHA.PELÀ.S, général. Quarante-cinq ans. Un boutiquier sans caractéristiques, que son air buté.

Y1DALOT, chef de brigade, garçon d'écurie. Trente-cinq ans. Parlant difficilement, avec une langue pâteuse, et de gros rires pesants. Nature apathique et brutale.

h\ QUET, capitaine, clerc d'avoué. Moins de trente ans. L'air déluré, vif et grimaçant.

JK \\- AMABLE, sous-lieutenant. Moins de vingt ans. Petit bourgeois, avec de bonnes joues d'enfant, et une exubérance joyeuse.

L'Espion, paysan rhénan.

L'Aubergiste.

O; i ici ers, Soldats et Foule.

La scène, à Mayence, en i 7 < » 3 , dans la grande salle de l'Hôte) du roi d'Angleterre, qui serl de quartier général -à lïtat-major.

Une porte à gauche. Deux portes à droite; dont l'une, à doux battants, ouvre sur un escalier. Grande fenêtre au fond, donnant sur les arbres d'une place. Dans un coin, grand poêle de fàîi allumé. Aux murs, affiches, proclamations, images républicaines. Sur les tables, des cartes, (les papiers, des victuailles, des sabres. Le double désordre d'une auberge mal tenue, et iïwn camp après une bataille.

Pendant tout le drame, on entend le canon, les coups de fusil au loin, dans les silences, — ou les pas <le troupes dans la rue, des des chant-, des commandements, — tout un bourdont de ville ai n es! l'atmosphère de La pièce.

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