SCÈNE Vil
TEULIER Ql !>M.I.
BNEl .
Tu vois bien, Teulier. Je ne puis frapper ce brigand.
ii n. n n.
Eût-il quarante victoires, il doil compte de ><>n crime.
Plus tard moi taire. Après le siège, si noua sommes
inde.
• par nous. Jam
taulier, toi que toi-même m'avertis que d'Oyron
trahirait un j<>'""-
J'ai dit qu'il fallait prendre garde, et je le dis encore. Mais il est innocent aujourd'hui.
QUESNEL
Tu n'en sais rien, Teulier. Et dis-toi que ce n'est pas pour l'affaire d'aujourd'hui, mais pour les dangers à venir que nous nous débarrassons de lui.
TEULIER.
Sophisme indigne de la nation! Toutes les férocités, s'il le faut ; mais pas un mensonge !
QUESNEL
,1e ne puis frapper Verrat. 11 y aurait une insurrection.
TEULIER.
Donne-moi tes pouvoirs, et je me charge de l'arrêter à la tête de son armée.
QUESNEL
Tiens- toi tranquille, Teulier, il n'y a rien à faire.
TEULIER.
Quoi, tu n'agiras point? Tu garderas la marque du soufflet sur ta joue, ta part du crime?...
QUESNEL
Verrat n'est pas coupable.
TEULIER.
Tu n'oserais le jurer.
Eh bien, s'il y a un crime, qu'il retombe sur moi !
TEULIER.
Tu as les reins solides ; mais moi, je ne puis pas. Que dirait ma conscience? Quelles tortures, jour et nuit, si je pouvais me taire !
QUESNKL.
Eh ! que m'importe ta conscience ? 11 s'agit de sauver la
patrie, et tu pensesà toi-même, à les insomnies, à tes sou imorales, à je ne sais quelles inquiétudes! Tu 1res, tu souffres, dis-tu ? Et moi, est-ce que je ne souffre pas? Souffre en silence, malheureux, mais épargne la patrie ! Ne lui avons-nous pas fait le sacrifice de tout? biens, nos santés, nos vies, DOS affections, n'avonsnous pas tout jeté dans le gouffre, comme Dëcius? Si la patrie l'exige, jettes- y ta conscience et jette-toi toi-même! ii i lieb, en!
Rappelle Verrat.
i -mi.. îrrilé.
^ssez ! J'ai dit non. 01
1 1 ri ni;.
Je ne dois obéissance qu'au conseil, non à loi. Tu vas le réunir.
Que veux -tu faire .l
ni in R.
réveiller les officiers; mande «eux qui sont aux murailles : rappelle Verrat; convoque le conseil.
Q1 l SN1 !..
Tu te perd-, el tu nous perds. Réfléchis, réfléchis!...