‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 147 sur 151 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

VERRAT parait, porté sur les épaules de deux jacobins, une couronne de feuillage sur la tête, noir, barbouillé, barbu, hirsute, couvert de poussière, avec un vêtement déchiré, troué partout, crasseux, de boue et de

poudre. Des soldats sans-culottea l'entourent en criant et dansant, rt

•ît leurs bonnets rouges -nr leurs sabres ou leurs piques. Un enfant

bondit devant, en poussant des cris aigus, et jette en l'air son bonnet. Un

joue le Ça ira. Parla porte, on aperçoit une grande foule qui ne peut

entrer. Les jacobins qui le portent, t'ont avec lui le tour de la salir

absurdes et emphatiques, et finissent par le déposer sur la table. Les officiers du sauf Teulier qui s'a-

son chapeau en silence. Verrai sa! a sabre nu.

iv roi i.i . criant.

Honneur au sauveur île Mayence! Verrai général! Yi\«itérai Verrat !

Verrat fait signe aux soldats de le déposer et de le laisser.

\ EBB M.

C'est bon, assez gueulé! Mettez-moi là, jean-foutj louiez le camp ! Nous avons à causer. La fouis s'en ra. '

[de la table. Citoyens, salut el victoire! .l'ai tenu

t bien gagné sou nom. — Que me

voul< Je \iens de recevoir votre Ordre au milieu de

ma conquête. J'ai tout quitté pour voua témoigner mon

et. Parlez: je suis à vos ordres ; mais renvoyez-moi

rite : j'ai à travailler là-has. Je ne fais que commencer. Je

- les ennemis à maintenant . je va ner.

ment, itoyen, de t'arracher à les exploits : loii e esl attaquée ; il esl de Ion mmedu nôtre de t.- laver sans attendre.

Qui ' ikIis que je répands à -

pour la patrie, il j a quelqu'un qui tra-

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lâche, le vendu... Où est-il ? Où est-il ? que je lui crache à la gueule, que je lui barhouille le nez avec son ordure, que je le taille en miettes ! Où se cache-t-il ? Faites-le venir.

Il est ici.

VERRAI

Ah ! — Et c'est ?

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