HELIX
Voilà une belle équipée ! Cela te coulera cher.
HOCHE
Bah ! — Rends-moi un service, Hulin. Lis-moi cette lettre.
Il L LIN.
Une lettre à qui ?
HOCHE
Au Roi.
m LIN.
Au Roi ? Tu écris au Roi, toi ?
MOCHE
Pourquoi n'écrirais-je pas au Roi? Il est fils d'Adam comme moi. Si je puis lui donner un bon conseil, pourquoi me serait-il défendu de le lui donner, et à lui de le suivre ?
LE li H ILLET ni LIN, gouailleur.
El qu'est-ce que tu Lui dis, au Hoi?
Voilà : je lui dis de renvoyer ses troupes, de venir à Paris, seul, el de taire lui-même la Révolution.
Hutin rit bruyamm< nt, BOCHE, souriant, .)•• le remercie do ton avis ; tes raisons sont excellentes, ri même communicatives ; mais ce n'est pas ton avis que je te demande.
ni LIN.
(hic veux-tu donc?
HOCHE, embarrassé.
Ces! pour le si \ i »* . vois-tu. L'orthographe... Je \\ en suis sûr.
m LIN.
Si tu crois (pi il va te lire !
BOCHE
N'importe.
m LIN.
-i bon, \r t'arrangerai cela.
BOCHE
\h ! Ifulin. que tu es heureux d'avoir eu de l'instruction ! Moi, j'ai beau travailler maintenant, je ne regagnerai lis les années perdues.
Nuit' ! — El tu comptes sur cette lettre ?
ii<>< BE, de bonne humeur.
\ dire \rai. je n'\ compte.] >up. — El pourtant,
il -i facile .1 ton- ces animaux qui gouvernent l'Eui ]- ,'i bon marché, simplement en appliquant à leur ment le sens commun, !
seus ordinaire! Tant pis pour eux! S'ils ne le font pas, on le fera sans eux.
HULIX.
Au lieu de réformer le monde, tu ferais mieux de chercher les moyens de te tirer d'affaire. Tu vas être dénoncé, tu les déjà sans doute. Sais-tu ce qui t'attend, à ta rentrée à la caserne ?
hoche.
Oui; mais sais-tu ce qui attend la caserne, à ma rentrée ?