‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 44 sur 151 · LIS · texte numérisé non relu

LIS

Hourrah! Hoche! — Enfin! voilà celui qui dissipe la

il'» m:, amicalement, à des gens qui l'acclament, delà ienèti Lear maison.

Que faites-vous là chez vous? Quelle folie de s'enfermer

. par cette belle nuit de Juillet! L'homme est triste,

quand il s'isole des autres. C'est cet air de cave qui inspire

lupçons et les doutes. Sorte/ de vos maisons ! Il y a assez

ç temps que nous y sommes murés. V présent, c'est dans

•n plein air qu'il faut vivre. Venez sentir le

in qui se lève! La \ille prisonnière respire à pleine poi-

: I" sou file des praii ies vienl par dessus nos murs et les

années qui les bloquent, uous apporter le salul «les campa-

nl mûrs : nous allons les faucher.

Ali '. le I- i '■ il répand la joie autour de lui — Elle

Paroi

Vous voilà, bouquetière de la Liberté, madame la royaliste, qui saccagiez à belles mains les arbres du Palais-Royal, pour jeter au peuple les cocardes d'affranchissement ! Je savais bien que vous y viendriez aussi. Vous avez donc fini par croire à notre cause?

LA CONTAT

Je croirai à tout ce que tu voudras. Avec une figure comme celle-là, — elle le désigne — je serai toujours convertie.

— Le peuple rit.

HOCHE, riant.

Gela ne m'étonne point : j'ai le tempérament d'un apôtre.

— Eh bien, mettez-vous là ; on ne refuse personne. Et prenez une pique : une fille comme vous doit savoir se défendre.

LA CONTAT

Tout beau ! ne m'enrôle pas si vite ! Je regarde, j'applaudis, je trouve le spectacle plaisant ; mais je ne joue pas, ce soir.

Vous trouvez cela plaisant? vous trouvez cela un jeu? — Regardez ce pauvre diable, dont les os font saillie sous la blouse, cette femme qui tend à son petit sa mamelle sans lait... cela vous amuse, ces êtres mourant de faim? vous jugez cela une bonne comédie, ce peuple qui, n'ayant ni le pain, ni la vie assurée pour demain, ne pense qu'aux droits de l'humanité, à la justice éternelle ?... "Ne voyezvous pas que c'est quelque chose d'aussi sérieux qu'une tragédie de Corneille ?

LA CONTAT

Eh ! c'est aussi un jeu.

HOCHÉ

Rien n'est un jeu. Tout est sérieux. Cinna et INicomède existent, comme moi.

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