DE LAI NE
Vous ne pensez qu'au succès de la bataille, monsieur de
Fine. Mais pour moi, c'est une autre affaire. Je dois son-
iux conséquences. Toute la responsabilité repose sur
moi. Sais-je ce cpii plaît ou déplaît à la Cour, ce qu'elle
\eut que je fasse ?
DE rii 1:.
Comment ! \ ous ne savez pas où sont les ennemis du Roi? Si nous sommes ici, n'est-ce pas par ordre de Sa Majesté, et si l'on nous attaque, n'est-ce pas Elle qu'on attaque?
DE LAI NFV.
Personne n'es! jamais sûr, avec l'indécision de Sa Majesté. Ses ennemis de la veille sont ses amis du lendemain. Je n'ai pas d'ordres, ou ils se contredisent. Les uns commandent: « Résistez jusqu'au bout ». Les autres : ce Ne tin-/ pas •<>. Le prévôt Plesselles me lait dire en secretqu'il
vec moi et qu'il amuse le peuple. \u peuple, il dit qu'il m'amuse et qu'il est avec eux, Qui trahit-il? Comment
certain qu'on ne mécontente pas la Cour, en croyant la servir, et qu'elle ne non- désavouera point? Si elle vou- 1 lit agir, n'en a-t-eile pas mille moyens? Pourquoi M. de
euil, avec les troupes «lu Champ de Mars, ne vient-il pi- prendre ce> révoltés à dos?
DE Mi i ..
(>Ii ' ce lerail vraiment admirable. Quelle compote!
MMIMII I l\ ., ,|,- I..mnrv.
clicr. soyez vainqueur, el nous aurez toujours ion.
Il \.i l'asaeoii dam un coin de U conx a l'ombre.
LUT, qui lui a poi te* ion fauteuil.
eigneur, voua n'avez pas votre entrain habituel des jours de bataille.
VINTIMILLE
Ils m'ennuient avec leurs discussions. — Montrant de Launey. Il ne sait jamais ce qu'il veut, il faut qu'il consulte tout le monde; il fait des embarras de tout. Que viens-je faire entre cet indécis et cet entripaillé? Sotte tâche qu'on m'a donnée là ! Il n'y a ni plaisir ni honneur à retirer de pareils combats. Morigéner le peuple ! C'est une affaire de police.