‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 53 sur 151 · BÉ QUART · texte numérisé non relu

BÉ QUART

Ce n'est pas gai d'être forcé de tirer sur ces pauvres diables.

Tu deviens sentimental ? C'est la mode du jour. — Il ne s'agit pas de cela. Peut me chaut cette canaille... Ecoute-les hurler ! C'est répugnant Qu'est-ce qu'ils veulent?

BÉQUART.

Du pain.

VINTIMILLE

S'imaginent-ils que la Bastille est une boulangerie? — Encore !... Quelle âpreté ils y mettent ! Ils tiennent donc bien à vivre ? Je me demande quel intérêt ils peuvent trouver à leur gueuse d'existence, avec pour tout plaisir leurs vins aigres et leurs femmes mal lavées.

BÉQUART.

Vous savez, monseigneur, si peu que ce soit, on lient toujours à ce qu'on a.

VINTIMILLE

Vraiment? Parle pour toi.

BÉQUART.

Oh ! vous, vous avez eu tout ce qu'on peut désirer.

VINTIMILLE

Tu m'envies? Il n'y a pas de quoi, mon garçon.

BÉQUART.

Pas de quoi !

VINTIMILLE

t étonne? — Peuh! tu ne peux pas comprendre... Ce n'est rien. C'est ce soleil de Juillet qui me rend hypocondre.

l \ 51 ISSE, vouant de l'autre cour, à de Launcy.

Monseigneur, on tire des maisons voisines. Ils sont là, quelques-uns qui se sont juchés sur les toits.

DE FL1 E

Kli bien, abattez-les! Ce n'est qu'un jeu pour des tireurs comme vous.

Au dehors, la voix de Hoche chante le refrain de la ronde du deuxième acte : a Liberté, dans ce beau jour... »

SI ISSES, au dehors.

Allons, avance ! devant le gouverneur!

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