DE LAI NE
Quel manque de pudeur, ou quelle aberration t'a poussé mission '}
HOCHE
La pensée (1<' servir mes amis el
VINTIMILLE
As-tu conscience de tes acte> ? Tu ne sais donc pas ce qu'un traître ?
HOCHE
Si. monseigneur. C'est celui qui porte les armes contre peuple.
VINTIMILLE, hausse l'épaule el lui tourne le <U>^.
Imbécile '.
Il M. III .
us demande pardon. Je ne voulais pas vous insulter. Je venais en ami , au contraire. <>n m'a dit que je serais fusjllé. < ble. \ vrai dire, cela m'étônnerait ; je
viens tâcher de vous aider el d'arranger les choses. Mais si j«> devais l'être, eh bien, vous connaisse! le proverbe: s l n mourir toute ht vie embellit
DE LAUNEY
Ton message !
HOCHE, présentant une lettre.
Du Comité permanent de l'Hôtel de Ville.
De Launey prend la lettre et la lit à l'écart, avec les deux autres commandants. — Les Invalides ont pris Julie sur leurs genoux.
BÉQUART.
Pourquoi voulais-tu venir, gamine? Est-ce que tu connais quelqu'un ici ?
JULIE
Plusieurs.
BÉQUART.
Où donc ?
JULIE
Dans la prison.
BÉQUART.
Tu as de jolies connaissances ! Qui est-ce ? Des parents ?
JULIE
Non.
BÉQUART.
Comment se nomment-ils?
JULIE
Je ne sais pas.
BÉQUART.
Comment ! Tu ne sais pas ? — Comment sont-ils, alors ?
JULIE
Je ne pourrais pas bien dire.
BÉQUART.
Ah ça ! tu te moques de nous, galopine ?
Il LIE.
Non, non, je les connais bien, je les ai vus. Seulement, c'est difficile à dire...
BÉQ1 LRT.
Raconte.
JULIE
Maman habite rue Saint-Antoine, près d'ici. Les voitures qui vont à la prison passent, la nuit, devant notre maison. Je me lève souvent pour voir. Oh ! je les vois presque tous. Quelquefois pourtant, je n'ai pas pu, parce que je dormais, et quand je me réveillais, la voiture était passée.
iii'or \i;t.
Qu'est-ce que cela peut avoir de curieux pour toi?
JULIE
C'est qu'ils ont de la peine.
H KOI \KT.
I un triste spectacle que celui d'un malheureux. Pourquoi veux-tu les voir.1
.h LIE, très naturellement.
Parce que cela me fait de la peine.
I \ l\\ midi:, riant.
lia ! Ha ! Voilà une raison î