‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 56 sur 151 · DE LAI NE · texte numérisé non relu

DE LAI NE

Quel manque de pudeur, ou quelle aberration t'a poussé mission '}

HOCHE

La pensée (1<' servir mes amis el

VINTIMILLE

As-tu conscience de tes acte> ? Tu ne sais donc pas ce qu'un traître ?

HOCHE

Si. monseigneur. C'est celui qui porte les armes contre peuple.

VINTIMILLE, hausse l'épaule el lui tourne le <U>^.

Imbécile '.

Il M. III .

us demande pardon. Je ne voulais pas vous insulter. Je venais en ami , au contraire. <>n m'a dit que je serais fusjllé. < ble. \ vrai dire, cela m'étônnerait ; je

viens tâcher de vous aider el d'arranger les choses. Mais si j«> devais l'être, eh bien, vous connaisse! le proverbe: s l n mourir toute ht vie embellit

DE LAUNEY

Ton message !

HOCHE, présentant une lettre.

Du Comité permanent de l'Hôtel de Ville.

De Launey prend la lettre et la lit à l'écart, avec les deux autres commandants. — Les Invalides ont pris Julie sur leurs genoux.

BÉQUART.

Pourquoi voulais-tu venir, gamine? Est-ce que tu connais quelqu'un ici ?

JULIE

Plusieurs.

BÉQUART.

Où donc ?

JULIE

Dans la prison.

BÉQUART.

Tu as de jolies connaissances ! Qui est-ce ? Des parents ?

JULIE

Non.

BÉQUART.

Comment se nomment-ils?

JULIE

Je ne sais pas.

BÉQUART.

Comment ! Tu ne sais pas ? — Comment sont-ils, alors ?

JULIE

Je ne pourrais pas bien dire.

BÉQUART.

Ah ça ! tu te moques de nous, galopine ?

Il LIE.

Non, non, je les connais bien, je les ai vus. Seulement, c'est difficile à dire...

BÉQ1 LRT.

Raconte.

JULIE

Maman habite rue Saint-Antoine, près d'ici. Les voitures qui vont à la prison passent, la nuit, devant notre maison. Je me lève souvent pour voir. Oh ! je les vois presque tous. Quelquefois pourtant, je n'ai pas pu, parce que je dormais, et quand je me réveillais, la voiture était passée.

iii'or \i;t.

Qu'est-ce que cela peut avoir de curieux pour toi?

JULIE

C'est qu'ils ont de la peine.

H KOI \KT.

I un triste spectacle que celui d'un malheureux. Pourquoi veux-tu les voir.1

.h LIE, très naturellement.

Parce que cela me fait de la peine.

I \ l\\ midi:, riant.

lia ! Ha ! Voilà une raison î

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