‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 61 sur 151 · I. \ CONTAT · texte numérisé non relu

I. \ CONTAT

Je risquais davantage.

\ LNTIMILLE.

os, ce n'est 'pas sérieux. Contât ? Vous, avec ces hurleurs ? Il l'examine de la tète aux pieds. l\lS de TOUge, pas de

mouches. Les mains noires. La figure luisante de sueur. Les cheveux mouillés, collés aux joues. Les seins haletants. !tée jusqu'aux genoux. Noire de houe et de poudre... Fi ! — Qu'est-ce qui vous a pris? Je vous connais bien pourtant : vous n'aimiez pas plus que moi cette racaille.

LA CONTAT

Oui.

VIM IMII I.K.

Une amourette alors? Il est là, dans cette foule ?

LA CONTAT

Oui, je croyais cela aussi. — Mais non, c'est autre chose encore qu'un amour.

\ IN I IMII I I .

Mors?

LA CONTA l. Je ne sais pas. .le ne puis VOUS dire au juste pourquoi je

me battais; mais j<- le sentais tout à L'heure: j'aurais été prête

MM IMII I I . rft,

Vous exagérez toujours.

I \ CONTAT

Je ne i i> pas, je roua as:

VINTIMILLE

Mais, Contât, vous avez du bon sens pourtant, vous n'agissez pas sans savoir ce que vous faites ?

LA CONTAT

Non, ce n'est pas sans raison; mais je ne puis plus dire quelle raison, en ce moment. Tout à l'heure, cela était si net et si fort ! . . . Voyez-vous, les sentiments de ce peuple résonnent en moi, comme un tonnerre. A présent que je suis séparée de lui, je ne sais plus, je ne sais plus...

VINTIMILLE

Vous étiez folle, simplement. Convenez-en.

LA CONTAT

Non, non, je suis sûre qu'ils ont raison.

VINTIMILLE

Raison de se révolter contre le Roi, de tuer de braves gens, et de se faire tuer pour rien ?

LA CONTAT

Ce n'est pas pour rien.

VINTIMILLE

Oh ! je le pense bien ! c'est pour les écus de M. d'Orléans.

LA CONTAT

Mon cher, vous n'avez pas changé depuis le temps que je vous connais : vous cherchez toujours de petits motifs aux choses.

VINTIMILLE

Je n'appelle pas l'argent un si petit motif pour des gueux qui n'ont rien. En savez-vous de plus fort?

LA CONTAT

La Liberté.

\ I Y1TMILLE.

Qu'est-ce que cela ?

LE 11 .I1ILLET 1-21

LA CONTAT

Tu me gènes avec Ion regard ironique. Quand tu me

irdes, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Et quand je

turais, je ne le dirais pas. .!<■ sens que cela ne servirait à

rien. Tu ne peux pas comprendre. Écoute au moins, et

de.

LE PEUPLE, au dehors.

Nous voulons la Bastille !

VINTIMILLE, froidement.

Oui, c'est curieux, c'est curieux.

de LAUNET, consterné.

Qu'est-ce qu'ils ont donc qui les pousse, ces imbéciles?

LES IN\ LLIDES, regardant avec intérêt et sympathie, par les meurtrières pratiquées dans Le tablier du pont-levis.

Des femmes. Des curé<. Des bourgeois. Des soldats... is, notre gamine là-bas, à cheval sur le cou de Hulin ; elle agite ses petites jambes ; elle se démène comme un diable!

DE FI. IF, causant a\cr les Suil

Cela va bien. Maintenant ils sont dans une souricière, enfermés entre \r> murs du château. Des tours, nous les dominons.

DE LADKET.

I léblayez la cour ! Ecrasez- les !

h l - litre, au pas de course, dans la Bastille,

par li port des tours.

BÉQl \i.i m LES in\ vi mi -. murmurant Cela \;i être une boucherie. Ils son! à peine armés. El

m ii i pi i .

dons 1 1 Bastille '.

La I .tiniillc n'ont pas suivi l'entretien <l<- de Fine

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