I. \ CONTAT
Je risquais davantage.
\ LNTIMILLE.
os, ce n'est 'pas sérieux. Contât ? Vous, avec ces hurleurs ? Il l'examine de la tète aux pieds. l\lS de TOUge, pas de
mouches. Les mains noires. La figure luisante de sueur. Les cheveux mouillés, collés aux joues. Les seins haletants. !tée jusqu'aux genoux. Noire de houe et de poudre... Fi ! — Qu'est-ce qui vous a pris? Je vous connais bien pourtant : vous n'aimiez pas plus que moi cette racaille.
LA CONTAT
Oui.
VIM IMII I.K.
Une amourette alors? Il est là, dans cette foule ?
LA CONTAT
Oui, je croyais cela aussi. — Mais non, c'est autre chose encore qu'un amour.
\ IN I IMII I I .
Mors?
LA CONTA l. Je ne sais pas. .le ne puis VOUS dire au juste pourquoi je
me battais; mais j<- le sentais tout à L'heure: j'aurais été prête
MM IMII I I . rft,
Vous exagérez toujours.
I \ CONTAT
Je ne i i> pas, je roua as:
VINTIMILLE
Mais, Contât, vous avez du bon sens pourtant, vous n'agissez pas sans savoir ce que vous faites ?
LA CONTAT
Non, ce n'est pas sans raison; mais je ne puis plus dire quelle raison, en ce moment. Tout à l'heure, cela était si net et si fort ! . . . Voyez-vous, les sentiments de ce peuple résonnent en moi, comme un tonnerre. A présent que je suis séparée de lui, je ne sais plus, je ne sais plus...
VINTIMILLE
Vous étiez folle, simplement. Convenez-en.
LA CONTAT
Non, non, je suis sûre qu'ils ont raison.
VINTIMILLE
Raison de se révolter contre le Roi, de tuer de braves gens, et de se faire tuer pour rien ?
LA CONTAT
Ce n'est pas pour rien.
VINTIMILLE
Oh ! je le pense bien ! c'est pour les écus de M. d'Orléans.
LA CONTAT
Mon cher, vous n'avez pas changé depuis le temps que je vous connais : vous cherchez toujours de petits motifs aux choses.
VINTIMILLE
Je n'appelle pas l'argent un si petit motif pour des gueux qui n'ont rien. En savez-vous de plus fort?
LA CONTAT
La Liberté.
\ I Y1TMILLE.
Qu'est-ce que cela ?
LE 11 .I1ILLET 1-21
LA CONTAT
Tu me gènes avec Ion regard ironique. Quand tu me
irdes, je ne sais plus ce qu'il faut dire. Et quand je
turais, je ne le dirais pas. .!<■ sens que cela ne servirait à
rien. Tu ne peux pas comprendre. Écoute au moins, et
de.
LE PEUPLE, au dehors.
Nous voulons la Bastille !
VINTIMILLE, froidement.
Oui, c'est curieux, c'est curieux.
de LAUNET, consterné.
Qu'est-ce qu'ils ont donc qui les pousse, ces imbéciles?
LES IN\ LLIDES, regardant avec intérêt et sympathie, par les meurtrières pratiquées dans Le tablier du pont-levis.
Des femmes. Des curé<. Des bourgeois. Des soldats... is, notre gamine là-bas, à cheval sur le cou de Hulin ; elle agite ses petites jambes ; elle se démène comme un diable!
DE FI. IF, causant a\cr les Suil
Cela va bien. Maintenant ils sont dans une souricière, enfermés entre \r> murs du château. Des tours, nous les dominons.
DE LADKET.
I léblayez la cour ! Ecrasez- les !
h l - litre, au pas de course, dans la Bastille,
par li port des tours.
BÉQl \i.i m LES in\ vi mi -. murmurant Cela \;i être une boucherie. Ils son! à peine armés. El
m ii i pi i .
dons 1 1 Bastille '.
La I .tiniillc n'ont pas suivi l'entretien <l<- de Fine