‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 62 sur 151 · I.aun tout entii de la foule, dont · texte numérisé non relu

I.aun tout entii de la foule, dont

elle ri-.

LA CONTAT, criant au dehors.

Courage! Je l'ai prise avant vous! Je suis entrée la première !

On entend un roulement de tambour.

BÉQUART ET LES INVALIDES, regardant au dehors.

Ils demandent encore à parlementer. Ils agitent des mouchoirs. Ils nous font des signaux.

VINTIMILLE, regardant.

Le procureur de la ville marche à leur tète.

DE LAUNEY

Voyons ce qu'ils veulent.

VIMTMII.I.E.

Cessez le feu !

Les Invalides renversent leurs fusils. On entend le tambour se rapprocher du fossé. Vintiniille et quelques Invalides montent à droite de la porte, vers une échancrure de la muraille, d'où ils dominent les assaillants.

VINTIMILLE, au peuple.

Que voulez-vous ?

Au même moment, une décharge de coups de fusil part du hau des tours.

VINTIMILLE, se retournant.

Sacrebleu ! qu'est-ce qu'ils font donc ?

LES INVALIDES ET DE LA U NET, atterrés.

Ce sont les Suisses qui tirent de là-haut ! — Arrêtez ! Arrêtez !

Quelques-uns courent à la porte des tours, et rentrent pour avertir tes Saisies.

VINTIMILLE. redescendu dans la cour.

Trop tard ! — Ah ! ils ont fait de bel ouvrage ! Entendez ces cris!... Ils n'ont pas manqué leurs coups. Le peuple croit que nous lavons attiré dans un guet-apens.

Le peuple hurle au dehors, de douleur et de fureur. Vintiniille se retourne, et voit la Contât, qui est venue derrière lui, et qui le regarde avec des yeux haineux.

VINTIMILLE, saisi.

Qu'avez-vous, Contât ?

Contai ne répond pas, mais se jette brusquement surPépéede Vintimille, l'arrache du fourreau, et veut 1 en frapper. Les Invalides lui prennent les mains, la maintiennent malgré ses violents efforts.

VINTIMILLE, -ans comprendre.

- vouliez nie tuer ?

La Contât, sans parler, fait signe que oui. Elle le dévore des yeux avec une fixité féroce, et oe peut articuler un seul mot jusqu'à la fin de la Bcène ; mais elle tremble convulsivement, e halète comme une bête.

VINTIMILLE, troublé.

Vous perdez la raison... Que sVst-il passé? Je ne vous ai

lien fait. On a agi contre nos ordres. Vous l'avez vu

j-même... Me reconnais-tu bien, Contât?... Elle fait signe

ni... Quoi! tu me liais vraiment?... — Même jeu. Parle-

ne peux-tu parler?...

Il veut la toucher; elle fait un mouvement furieux pour se retirer»

M débat Contre les soldat- qui lui tiennent 1rs poignets, et tiuit par tomber en arrière, dans une sorte de crise épileptîque,

— convulsée et hurlante. On l'emporte, on l'entend crier saument au loin. — Au dehors, le peuple pousse des cris de

mort

DE LAt tïF! , atterré.

-t une béte Féroce... On ne la reconnaît plus.

\ INI l\ltl II .

t'esl pas die. C'est quelque chose d'étranger qui

1 glissé <n cllr. une âme ennemie, 1»' poison de celte foule, cette folie inconnue !.. Pouab ! tout cela me

»ùte, (»•> fureurs que je tu- comprends pas, ce vent de tialité qui semble sortir des lointains monstrueux d<*

l'humain'

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