‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 81 sur 151 · SCÈNE II LES MÊMES, DANTON, WESTERMÀNN · texte numérisé non relu

SCÈNE II LES MÊMES, DANTON, WESTERMÀNN

Danton ribote. Danton caresse les lilles. Danton se repose i\au\ par d'autres travaux, comme Hercule!

Ru-devant de Danton H lui serre ta main en riant- W • -t un. mu reste ■< ! irde an tir soucieux.

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aie ne jette point sa massue, tant qu'il reste des monstres à tuer.

Ne parle pas de tu< >t mefail horreur. La France

fume de sang ; L'odeur de la viand monte déterre

comme d'une boucherie. •!•' viens de traverser la Seine; le soleil se couchait : la Seine était rouge : elle semblait rou-

1er des flots de sang humain. Si nos fleuves aussi sont souillés, où laverons-nous nos fleuves, où laverons-nous nos mains ? Assez de morts ! Fécondons la République. Que les moissons et les hommes surgissent de la patrie rajeunie ! Faisons l'amour, et cultivons nos champs.

CAMILLE

Qu'un Dieu nous donne ces loisirs, ô Danton ! C'est sur toi que nous comptons.

Que voulez-vous, enfants ?

PHILIPPE AUX

Que tu nous aides à lutter !

Qu'avez-vous besoin de moi ? Dois-je toujours tout faire ? Vous êtes tous de même. Voilà Westermann. C'est pourtant un homme, celui-là ! Il a fait la guerre, il a sauvé trois ou quatre fois la patrie ; avant de s'asseoir à table, il vous coupe la gorge à un homme pour se mettre en appétit. Et il faut que je l'aide aussi ! Faudra-t-il que je monte à cheval et que je sabre à sa place ?

WESTERMANN

S'il s agit de se battre, je ne cède ma place à personne. Mène-moi dans une plaine ; montre-moi une foule à balayer, et tu verras si je m'en acquitte. Mais parler, répondre aux phraseurs de la Convention, déjouer les sales machinations des crapules du Comité qui travaillent à ma ruine, je ne sais pas. Je me sens perdu dans cette ville: ils sont une meute à me mordre au derrière, et il m'est interdit de bouger ; il faut que je supporte tout, sans rien faire pour me défendre. Me laisserez-vous dévorer, sans venir à mon secours? Mille tonnerres! J'ai combattu pour vous autrefois, j'ai les mêmes ennemis. Ma cause est aussi la vôtre, — la tienne, Danton. — la tienne, Philippeaux, tu le sais bien, toi !

DANTON 17:ï

PHILIPPE M \

Je lésais, Westermann, c'est parce que tu as attaqué, comme moi. Rossignol, Ronsin, tous les scélérats qui déshonorent l'armée, que les Jacobins te poursuivent de leurs clameurs furieuses. Nous ne t'abandonnerons pas.

CAMILLE, à Danton.

Il faut agir. Je t'apporte ma plume, et Westermann son épée. Dirige-nous, Danton. Vieux routier, tu as l'expérience des foules, tu connais la stratégie des révolutions : mets-toi à notre tète, il y a encore un Dix Août à faire.

Plus tard.

PHILIPPEAl \.

Tu disparais de l'arène, tu te fais oublier. Montre-toi. Que fais-tu. pendant des semaines, caché dans ta provins

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