L. DE Sarran d'Allard
IBÉRI E!
A sa Majesté la Reine d'Espagne
ÎS I L E N c E ! Entendez-vous retentir ces louanges f
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D'où nous viennent ces bruits, ces triomphants concerts? Espagne^ ô beau pays^ riche en splendeurs étranges, C'est Christophe Colomb qu acclame V Univers,
Dans notre langue d'oc y douce ainsi quun chirur d'anges, Pour tes vierges d'amour, je viens chanter mes vers. Et je voudrais pouvoir, en cent hymnes divei^s. De nos deux amitiés célébrer les échanges.
Ibérie! 6 mer bleue! 6 sol ardent et doux,
Terre dont les grands noms semblent planer sur nous,
La France veut, toujours, rester ta sœur latine.
C'est pourquoi je m'écrie, en des transports de foi. En voyant tout un peuple à vos pieds, ô Christine! Honneur à toi, Colomb! Espagne, gloire à toi!
Frédéric Lévy
Voici la Iraduclron littérale du sonnet i)rovenç;il
Silence 1 Écoutez dacB l'air monter IcB ovations. — Pour qui ces fêtes, ce spectacle insolite î — Espagne, beau pays des raves et des oranges, — C'est ton Christophe Colomb qu'acclament les nations I
Dans notre provençal, doux comme un écho (des cantiques) des Anges, — En ce Jour, moi, pour tes Vierges, j'entonne ma chanson. — De te voir, Ibérie, j'ai triste languitude, — Et je voudrais faire avec toi l'amical échange.
O terre enchanteresse, ô contrée bienheureuse, — Où l'âme est sereine et le cœur amoureux, — La France, valeureuse, est ta sœur latine I
Pour le Beau, pour le Grand, le Ciel marqua votre nom. — Dfijil votre petit Roi, on l'adore (à genoux), — et on loue votre Princesse, ô Marie -Christ! ne I
M. Emmanuel Portai, qui, dans sa Lelleralura prooenxale, a bien voulu consacrer à l'auteur de ces ligues une notice beaucoup trop bienveillante pour ses modestes œuvres (pages 215, 216, 275)dit, page 429: ce sonnet devait faire partie de l'album Christophe Colomb édité par le Comte Angelo de Gubernatis, savant philologue romain de race provençale, Sàci du Félibrige, mais il parvint trop tard pour être publié.
Le sonnet Ibério a été inséré par le Chevalier Portai dans 30n florilège {Letteratura prooemale, page 420).
Eli terminant, l'auteur doit témoigner sa très respectueuse gratitude à H, Exe. Don Fernando de Léon y Cas-
tillo, le très sympalliiqne Ambassadeur d'Espagne, et à S. Exe. le Comte de Morpliy, le bienveillant Secrétaire particulier de S. M. la Reine-Régente; sa sincère reconnaissance au dévoué Délégué Général, le savant et infatigable Marquis de Croizicr; ses vifs remerciements à tous ceux qui l'ont encouragé, soutenu et aidé dans la lAche ardue qu'il avait cru pouvoir assumer; une mention spéciale est due au bénévole et assidu secrétaire du Comité, M. Norbert Boulze.