Cf. supr. p
INTRODUCTION
préoccupation théologique, et Ton peut dire que l'histoire du texte johannique, depuis sa publication officielle, n'offre guère d'obscurités \ Il est à noter que le plus ancien commentateur connu de l'Évang-ile johannique est le gnostique Héracléon , disciple de Valentin ^. La gnose paraît avoir été plus prompte à s'emparer du livre et à l'exploiter à son profit que l'Église à s'en assimiler la doctrine. L'œuvre d'Héracléon n'a subsisté que par les citations qu'Origène en a faites dans son commentaire de Jean ^. Après Origène, Ghrysostome et Théodore de Mopsueste ^, Cyrille d'Alexandrie ^, Augustin ^, ont commenté le quatrième Évangile. On cite, pour le moyen âge, Bède ^, Rupert ^, Albert le Grand Thomas d'Aquin Nicolas de Lyra^^. Pour la période moderne, il suffît de nommer Cajetan Tolet^^, Maldonat Cornélius a Lapide Calmet ^'^ . Les commentaires catholiques publiés au cours du xix^ siècle ont été assez nombreux le plus remarquable est celui de Schanz celui de Knabenbauer possède une assez grande érudition de surface,
1. La récente édition de F. Blass, Euangelium secundum lohannem cum variae lectionis delectu {Leipzig 1902), est un essai légitime et hardi pour rétablir le texte primitif d'après les plus anciens témoins ; mais la méthode y est moins satisfaisante que l'érudition.