‹ Le quatrième évangileChapitre 132 sur 857 · était au commencement près de Dieu · texte numérisé non relu

était au commencement près de Dieu

3, Tout par lui s'est fait,

Et sans lui rien ne s'est fait.

Ce qui s'est fait, 4. en cela fut vie, Et la vie était la lumière des hommes; 5. Et la lumière luit dans Vobscuritéy Et l'obscurité ne Ta point saisie.

Le Verbe est considéré premièrement en lui-même et dans son rapport avec Dieu, puis dans son rapport avec le monde créé, finalement dans son rapport particulier avec les hommes.

(( Au commencement », c'est-à-dire dès l'éternité, avant le temps, avant le monde, (( était le Verbe ». Dans Jean comme dans Marc, le commencement historique de l'Evangile est le baptême de Jésus ; mais Jean remonte à son commencement absolu, en Dieu. Le Verbe est censé connu des lecteurs auxquels s'adresse l'évangéliste, et il n'est pas nécessaire de le définir autrement. Ce que l'auteur veut mettre en relief, c'est la priorité du Verbe sur toute créature, en ce qui regarde son origine. Quant au Logos, on devra comprendre qu'il est la parole par laquelle Dieu est révélé. Le Verbe n'est pas la raison de Dieu, comme dans Philon, mais, s'il est permis de parler ainsi, l'expression de Dieu. Cette expression révéla-

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