‹ Le quatrième évangileChapitre 215 sur 857 · Cf. XX · texte numérisé non relu

Cf. XX

preuve de sa divinité ^, dont le Christ entretient les disciples, est la manifestation du jugement dernier, ni, avec saint Augustin, que les anges sont les prédicateurs de TEvangile, qui montent au ciel, comme saint Paul, lorsqu'ils contemplent la profondeur des mystères, et qui descendent sur la terre lorsqu'ils expliquent au peuple les éléments de la foi. Les apparitions d'anges qui sont signalées dans l'histoire évangélique ne sont pas directement visées, ni les œuvres de Jésus en général, ni sa mission de salut, ni une catégorie particulière de miracles, mais tous les miracles indistinctement, en premier lieu ceux qui vont être racontés dans l'Evangile. Durant son séjour sur la terre, « le Fils de l'homme » est environné de la gloire du ciel, et son nom est devenu synonyme de Verbe incarné

1. (( Est credibile Ghristum argumentum divinitatis suae omnium certissimum afferre yoluisse. )> Maldonat, II, 451 . Mais, dans le quatrième Evangile, cet argument capital n'est pas le rôle eschatologique du Messie; ce sont ses œuvres. Cf. V, 36; X, 25; xiv, 11. La leçon du texte reçu : à-âpxt o<\ii<sOe, au lieu de la simple assertion ôij^saOe, paraît due à Tinfluence de Matth. xxvi, 64, et ne se rencontre pas dans des témoins très autorisés (n*BL, mss, lat.). Cependant, comme Jean anticipe réellement, en cet endroit, la déclaration de Jésus devant Caïphe, et que àTiàpxt fait difficulté, cette leçon mérite peut-être plus de crédit que ne lui en accordent les critiques.

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