‹ Le quatrième évangileChapitre 262 sur 857 · V. 13. xaî oùSeiç àva6£'6rjX£v eîç tÔv oùpavôv · texte numérisé non relu

V. 13. xaî oùSeiç àva6£'6rjX£v eîç tÔv oùpavôv

£1 [JLT) ô £x Toù oùpavou xaxaSàç,

ô utôç TOU àvOpoSTCOu [ô (ov £V Tti) oùpavàij.

cheiidorf et de Hort omettent les derniers mots : « qui est dans le ciel », sur la foi des manuscrits réputés les meilleurs \ et la phrase demeure comme suspendue sur le vide. Pour le sens, la mention du « Fils de Thomme » a besoin d'être complétée par la définition formelle du rapport ordinaire où il se trouve à Tégard du ciel et des choses célestes. Au point de vue du style johannique, r harmonie de la phrase est établie sur la triple répétition du mot « ciel ». Les manuscrits Vatican et Sinaïtique, dont on fait si grand état, ne représentent pas un texte neutre , antérieur aux recensions, mais un texte recensé. Les mots qu'ils omettent sont extrêmement difficiles à interpréter comme parole de Jésus, et il est tout aussi naturel qu'on ait pensé à les supprimer, qu'il le serait peu qu'on eût cru devoir les ajouter. D'autres témoins -, qui ont senti la même difficulté, l'ont écartée en lisant : « qui est du ciel ». Cependant le plus grand nombre est resté fidèle à la leçon la plus difficile. Occidentale ou non, cette leçon doit être la vraie. Pris dans sa teneur traditionnelle, le texte contient une révélation des « choses célestes », qui s otfre au lecteur sur une doublelig-ne : celle du sens littéral, qui convientà la circonstance, etcelle du sens spirituel , que l'évang-éliste insinue sous le sens littéral. Jésus fait d'abord allusion à un passage du Deutéronome ^ que saint Paul applique pareillement au Messie. En disant que « nul n'est monté au ciel », il fait entendre que, pour parler des choses célestes, il faudrait avoir eu accès près de Dieu, ce qui n'a été donné à aucun homme ; toute-

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