‹ Le quatrième évangileChapitre 27 sur 857 · Cf. supr. p. 39, n · texte numérisé non relu

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et Reuss ^ combattirent le système de Baur, tout en professant des doutes sur la question d'authenticité, tandis que Hase 2, Luthardt ^, Ebrard Meyer ^, et beaucoup d'autres ^ défendaient Torig-ine apostolique et johannique du livre contesté.

Les Tubingiens ne se tenaient pas néanmoins pour battus; la thèse de rinauthenticité prenait, au contraire, parmi eux la valeur d'un axiome critique, et les nouveaux représentants de l'école, abandonnant sur plusieurs points les positions de Baur, s'attachaient à déterminer plus exactement le caractère du quatrième Evangile, son rapport avec les Synoptiques, les influences qui ont contribué à la transformation que Tauteur fait subir à la tradition évang^élique primitive. Hilgenfeld ^, au lieu de placer Jean après la gnose, entend l'expliquer par la gnose elle-même, le met en rapport avec les idées de Valentin, en attribue la composition à un chrétien éclairé, d'ori gine païenne, qui aurait écrit en Asie mineure, vers l'an 130. Volckmar ^ admet également l'influence de la gnose, et fait écrire l'Evangile en réaction contre le judéochristianisme, vers l'an 155. Scholten ^ voit, comme Baur, dans l'Evangile johannique le résumé transcendant de toutes les tendances qui se sont manifestées dans le christianisme au second siècle, mais il en place la composition vers l'an 150, et, faisant revivre la thèse de Lûtzelberger, conteste que l'apôtre Jean soit jamais venu à Ephèse Keim défend la même opinion, écrit une Vie de Jésus d'après les Synoptiques, soutient que le quatrième Evangile n'a pas été conçu comme une histoire, mais pour faire valoir l'idée exprimée dans le prologue et pour figurer la gloire du Verbe incarné au moyen de traits empruntés librementaux Synoptiques et à une autre tradition; le livre aurait été écrit sous

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