‹ Le quatrième évangileChapitre 281 sur 857 · Baldensperger, 74. Cf. I Jean, v · texte numérisé non relu

Baldensperger, 74. Cf. I Jean, v

2. T. 34. où yàp £/. txÉTpou Btoojcjtv (AD, mss. lat. ô 0e6;) tÔ Tîvsutxa. B omet to 7rv£u[j.a. Ss. : « car le Père ne donne pas avec mesure, mais il aime le Fils », etc.

3. C'est ainsi que paraît l'entendre Origène (Brooke, II, 263).

4. A. Resch, IV, 87, cite des [)assagos d'Apliraates et de s. Éphivni qui ont le complément : u à son Fils ; » mais il n'est pas sûr que la citation ne soit pas libre et que le complément n'ait pas été ajouté pour la clarté du discours. On peut voir la même addition dans s. Thomas. {). 3'% ([. 7, a. 11, ad. 1. Resch et Baldensperger (90, n. 1) la regardent comme authentique.

23robable. Mais il est bien plus aventureux de trouver, dans la mention de l'Esprit, un reste du discours authentique de Jean\ sous prétexte que ce passage sig-nifîerait la consécration messianique de Jésus, comme dans les Synoptiques ~. Cette communication infinie de l'esprit divin au Fils représente l'incarnation du Verbe avec toutes les conséquences qu'elle a en Jésus.

u Le Père aime le Fils, et lui a tout remis en main. » Il s'agit du Verbe incarné, de Jésus, qui, en recevant la plénitude de l'esprit divin, a été investi de tout pouvoir en ce qui regarde le salut des hommes. Le quatrième Evangile explique ce qu'on lit dans le premier ' : « Tout m'a été remis par mon Père. » C'est pourquoi le Fils donne la vie éternelle à ceux qui croient en lui ; il la communique, étant lui-même la vie. Mais celui qui refuse de croire u ne verra pas la vie », ne goûtera pas la joie du royaume éternel. La vie donnée au croyant est la même que celle dont il est dit que l'incrédule ne jouira pas ; mais, par rapport au croyant, on l'envisage dans son commencement sur la terre, et par rapport à l'incrédule, dans sa consommation après cette vie. Non seulement l'incrédule ne verra pas la vie, mais « la colère de Dieu demeure sur lui ». Beaucoup d'interprètes pensent que la colère de Dieu est déjà sur l'incrédule avant qu'il refuse de croire, et les commentateurs catholiques, après saint Augustin, impliquent volontiers dans ce passage le péché originel. La pensée de l'évangéliste, supposé que le mot (( rester » signifie bien la continuité de la colère divine, n'avait sans doute pas tant de précision, et l'incrédule serait censé déjà pécheur comme <( n'étant pas de Dieu ' ». Mais il semble préférable d'admettre, avec saint Jean Chrysostome, que l'auteur a voulu indiquer la perpétuité de la colère de Dieu à partir du moment où elle est provoquée par l'incrédule. A |la récompense éternelle dont l'incrédule sera privé il oppose le châtiment éternel dont il sera puni. L'antithèse ne contient pas d'ailleurs expressément la doctrine théologique de la peine du dam et de la peine du sens, comme l'ont pensé quelques interprètes.

Ce tableau s'offre, pour l'ensemble, dans les mêmes conditions que le premier témoignage de Jean-Baptiste. L'auteur ne se con-

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