Monarchianische Prologe, 1896, supr. cit
3. Le quatrième Évangile, 1901. A. RÉvn.LE, Jésus de Nazareth, 1897, place la composition de Jean vers 140; admet, pour certains détails, une tradition particulière.
pour Fhistoire de Jésus ; c'est une œuvre de TEsprit, comme TApocalypse, mais d'un autre caractère. L'hypothèse de Kreyenbûhl \ qui attribue la composition du quatrième Evangile à Ménandre d'Antioche, n'a pas trouvé beaucoup de faveur auprès des critiques.
L'authenticité johannique est défendue par un très grand nombre d^exégètes, mais souvent avec des atténuations qui montrent que le travail critique n'a pas laissé d'influencer les avocats de la tradition. Beyschlag ^ admet que le quatrième Evangile a été écrit d'un point de vue idéal ; seulement, comme ce point de vue répond à l'essence même de l'Evangile annoncé par le Christ, rien n'empêche que l'auteur ait été un compagnon de Jésus. La difficulté pour les tenants d'opinions semblables est de déterminer en fait la mesure d'idéalisme et la mesure d'historicité qui conviennent aux récits et aux discours examinés dans leur ensemble et dans leurs détails. B. Weiss ^ s'est efforcé de fixer cette proportion, et l'on ne peut pas dire qu'il y ait réussi. Sa libre façon d'interpréter certains récits n'est pas faite pour garantir l'autorité historique de l'évangéliste, et le découpage qu'il pratique dans les discours afin d'y reconnaître deux courants d'idées, celui du Christ et celui de Jean, semble projeter sur les textes plus d'obscurité que de lumière. Resch ^ fait remonter la composition de l'Evangile vers l'an 70; il y voit un recueil de fragments destinés à compléter les Synoptiques ; l'auteur aurait écrit dans une sorte d'extase qui ne lui permettait pas de distinguer ses souvenirs du fruit de ses visions. Wuttig prétend que Jean est antérieur à l'an 64 et aux Synoptiques , de là vient que ceux-ci ne parlent pas du miracle de Cana, du ministère en Judée; et il en appelle, après Resch, au Canon de Muratori. H. Kôhler^ a entrepris de prouver que Jean représente la plénitude de la tradition évangélique où il puise librement. P. Ewald ^ a voulu démontrer que la tradition johannique est à la base du Nouveau Testament tout entier. Loofs ^ estime que le Christ n'a pas parlé comme Jean le fait parler, et que les miracles ont pu être amplifiés ; tout s'explique par la vieillesse de l'apôtre, qui,