‹ Le quatrième évangileChapitre 364 sur 857 · B. Weiss · texte numérisé non relu

B. Weiss

îiî. Cf. infr. VI, 40. Grill, 295.

3. « C'est le Fils de l'homme qui la donne, et il est lui-même cette divine nourriture dans son adorable chair, dans son esprit, dans sa parole et dans sa grâce. » Le Maistre de Sacy, Le saint Evangile selon s. Jean (Bruxelles. 1717),

4. C'est, avec des nuances diverses, l'opinion de s. Hilaire, s. Cyrille d'Alexandrie, s. Augustin, Maldonat.

5. « Credo graecum articulum 6 vim habere relativi ; itaque non esse sensum ; Deus Pater signavit, sed : Pater signavit qui Deus est. Quod etsi re idem est, hoc est dictum efficacius. » Maldonat, II, 594.

jamais soif. 36. Mais je vous ai dit que vous m'avez vu et que vous ne croyez pas. 37. Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors. 38. Car je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. 39, Ki c'est la v^olonté de celui qui m'a envoyé, que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. 40. Car c'est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et que je le ressuscite au dernier jour. »

Les Juifs demandent ce qu'il faut faire pour obtenir le don surnaturel que Jésus a en vue ; ils voudraient savoir quelles œuvres particulières Dieu réclame de ceux qui souhaitent l'obtenir ^ Ce qu'ils sollicitent n'est pas une instruction sur la meilleure façon d'accomplir la Loi. Le Christ répond que les exigences de Dieu ne vont pas à plusieurs œuvres différentes, mais à l'œuvre essentielle de la foi - : il faut croire à celui que Dieu envoie. C'est l'idée de Paul, mais non son lano-age et l'on sent que la controverse sur le salut par la foi ou par les œuvres de la Loi est déjà bien loin. Plus loin encore est l'Evang-ile historique, et la parole de Jésus résumant la Loi dans le principe de la charité ^, bien que Jean retienne à la fois la doctrine de Jésus et celle de Paul.

Les interrogateurs comprennent bien que Jésus parle de lui-même, et qu'il se désigne comme le Messie. La nouvelle question qu'ils lui posent laisse voir que les miracles dont ils ont été témoins ne sont pas, selon eux, des preuves certaines de sa qualité messianique. « Quel signe fais-tu donc, pour que nous le voyions, et que nous croyions en toi ? Quelles sont tes œuvres ? » Cette façon de réclamer un grand miracle a de quoi surprendre chez des gens qui, la veille, après la multiplication des pains, étaient prêts à saluer Jésus comme roi, c'est-à-dire à le reconnaître pour leur Messie. x\uraientils donc changé d'avis, ou sont-ils moins faciles à persuader que le jour précédent ? De cette contradiction apparente les uns déduisent que les interrogateurs n'avaient pas assisté au miracle de la multiplication des pains ; les autres, que cette multiplication n'avait pas

J. Question parallèle à Marc, xn, 28. Holtzmann, 105.

2. « Fidem vocat opus Dei, non quia Dei donum est,etsi re quidem vera est, sed quia Deo gratum est atque conveniens. » Maldonat, II, 595.

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